La Government Teachers’ Union souhaite des professeurs spécialisés en langue créole

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La Government Teachers’ Union (GTU) se prononce en faveur de l’introduction du kreol comme matière à part entière dans le programme scolaire. Mais à condition que ceux qui l’enseigneront soient formés et spécialisés.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse organisée par la GTU, en ce 23 juin 2010, à son siège, à Port-Louis. La GTU soumettra un mémorandum sur le kreol au ministère de l’Education, dans les jours à venir. Ce dossier présentera ses recommandations concernant l’emploi et l’étude de cette langue dans les écoles.

&nbsp«Nous les enseignants, nous voulons donner sa chance à ce projet. Nous considérons que c’est une demande légitime de la part d’une frange de la population de réclamer que le kreol fasse partie, comme les langues orientales, du programme scolaire. Nous espérons que l’utilisation de cette langue comme médium d’enseignement et son étude en tant que sujet aidera les élèves à mieux assimiler les connaissances dispensées à l’école», lance Vinod Seegum, président de la GTU.

«Mais pour que cela fonctionne, il faut des professeurs spécialisés en kreol. En attendant que de potentiels enseignants soient recrutés et formés – ce qui devrait prendre un certain temps - nous demandons au ministère de l’Education d’émettre une circulaire autorisant officiellement les enseignants à utiliser le kreol comme médium d’enseignement», poursuit-il.

Le syndicat est d’avis que le ministère de tutelle ainsi que les syndicats doivent constituer un comité pour travailler sur le curriculum du créole comme matière.

Lors de ce point presse, le président de la GTU a aussi réaffirmé sa certitude que les leçons particulières doivent être maintenues, mais sans cautionner les abus de certains professeurs. «Les leçons particulières sont nécessaires étant donné le système très compétitif encouragé par ce même gouvernement avec la création de la note ‘A+’ et des collèges nationaux. C’est un droit acquis des parents de décider s’ils veulent que leurs enfants prennent des leçons ou non», soutient Vinod Seegum.

Celui-ci demande l’institution d’un comité conjoint ministère de l’Education-GTU pour travailler sur les réglementations concernant les leçons particulières. Selon la GTU, l’Enhancement Programme, mis en place pour éliminer le besoin de leçons particulières, est un «fiasco».

De surcroît, la GTU a aussi fait part que les résultats de quelque 1 400 assistants maîtres d’école, ayant suivi des cours pour l’obtention d’un Diploma in Educational Management, seront connus d’ici à deux semaines. Leurs salaires passeront immédiatement de Rs 27 200 à Rs 28 000. En janvier 2011, une autre augmentation salariale leur est due. Alors, ils percevront Rs 29 000 et un travel grant de Rs 5 500, même s’ils ne sont pas promus maîtres d’école.

«C’est une avancée historique, car ces augmentations ne figuraient pas dans le PRB 2008. Mais sous la pression de la GTU, qui a souligné qu’il faut récompenser ces assistants maîtres d’écoles pour avoir suivi cette formation, elles ont été inclues dans le rapport Errors &amp Omissions qui a fait suite au PRB 2008», déclare Vinod Seegum.

Par ailleurs, environ 75 assistants maîtres d’école devraient bientôt être promus maîtres d’école sur la base de l’ancienneté, vu que la sélection selon la méritocratie, prônée par le PRB, n’est pas encore entrée en vigueur.

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