La FIFA à nouveau minée par des soupçons de corruption

Avec le soutien de

L''''élection du prochain président de la Fédération internationale de football (FIFA), qui doit avoir lieu mercredi prochain, est ternie par des accusations diverses visant notamment Mohamed ben Hammam et Sepp Blatter.

Le retrait de la candidature du Qatari, en raison de soupçons de corruption, ouvre pourtant la voie à un quatrième mandat du Suisse, qui devrait continuer à diriger cette puissante institution.

Mohamed ben Hammam a annoncé son retrait tôt dimanche, quelques heures avant le début d''une audience de la commission d''éthique de la FIFA à Zurich devant laquelle il répondra à des accusations selon lesquelles il a soudoyé jusqu''à 25 personnes lors d''une récente visite dans les Caraïbes où il faisait campagne. Celles-ci auraient pu lui témoigner leur reconnaissance en lui accordant leur vote pour la présidence de la FIFA.

M. Blatter et le vice-président de la FIFA Jack Warner, qui font aussi l''objet d''accusations de la part de M. Ben Hammam dans le cadre d''une véritable "guerre des chefs", seront également entendus dimanche par la commission d''éthique de la FIFA.

Cette commission a le pouvoir d''empêcher Sepp Blatter de se présenter à l''élection de mercredi, mais le retrait de la candidature de Mohamed ben Hammam devrait permettre au Suisse, âgé de 75 ans, d''être réélu sans faire face à la moindre opposition, comme en 2007.

"Les événements récents m''ont blessé et déçu, sur un plan professionnel et personnel", a écrit Mohamed ben Hammam sur son blog, en soulignant qu''il ne voulait pas porter atteinte à "la réputation de la FIFA". "Je ne peux pas permettre que le nom que j''adorais soit traîné de plus en plus dans la boue à cause d''une compétition entre deux individus. Le jeu lui-même et les gens qui l''adorent dans le monde doivent passer en premier. C''est pour cette raison que j''annonce mon retrait de l''élection", ajoute le président de la Confédération asiatique de football.

M. Ben Hammam avait décidé de présenter sa candidature à la présidence de la FIFA après avoir joué un rôle central dans l''obtention, par le Qatar, de l''organisation de la Coupe du monde 2022.

A la fin des audiences organisées dimanche au siège de la FIFA à Zurich, la commission d''éthique doit faire un premier compte-rendu à 18h (16h GMT). D''autres réunions, rassemblant les 208 membres de la FIFA, sont prévues jusqu''au congrès annuel organisé mercredi.

La commission d''éthique va examiner les éléments fournis par Chuck Blazer, membre du comité exécutif de la FIFA, qui vise notamment Ben Hammam. Celui-ci a reconnu avoir payé tous les frais des membres de l''Union des Caraïbes de football (UFC) pour qu''ils puissent assister à une conférence les 9 et 10 mai à Trinité-et-Tobago, mais il nie avoir acheté leurs votes.

Il accuse le camp de Blatter, à la tête de la FIFA depuis 1998, d''avoir comploté pour discréditer sa candidature et a contre-attaqué en contraignant également le président de la FIFA à passer devant la commission d''éthique. Selon la plainte déposée par M. Ben Hammam, Sepp Blatter a violé le "devoir de divulgation" de la FIFA parce qu''il savait, par l''intermédiaire de Jack Warner, le président de la confédération CONCACAF (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), que ces frais avaient été payés.

Jack Warner a catégoriquement démenti ces accusations. "Je garderai la tête haute jusqu''à la fin parce que je ne suis pas coupable", a-t-il assuré.

Deux membres trinitéens de l''UFC, Debbie Minguell et Jason Sylvester, ont aussi été convoqués devant la commission d''éthique.

Le juge namibien Petrus Damaseb présidera l''audience de la commission, dans laquelle figurent notamment l''Australien Les Murray et l''ancien international français Dominique Rocheteau.

(Source : AP)

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires