L’Inde contribue $ 1 M à l’Association des pays du bassin de l’océan Indien

Avec le soutien de

Le principal but de ce fonds spécial vise à financer la préparation et la réalisation de projets avalisés par l’Association qui regroupe dix-neuf pays de la région.

L’Inde vient de faire la démonstration de l’importance qu’elle attache à la coopération régionale en confiant à Madhusudan Ganapathi, secrétaire au ministère indien des Affaires étrangères pour l’Afrique australe, la responsabilité de remettre à Kocheril Velayudhan Bhagirath, secrétaire général de l’Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation (IOR-ARC), un chèque de $ 1 million, soit quelque Rs 31 millions. Madhusudan Ganapathi a été le haut commissaire indien à Port-Louis du 9 Septembre 2008 au 19 août 2011.

La cérémonie de remise de chèque s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités du monde diplomatique le mardi 26 juin 2012 au siège de l’IOR-ARC situé au troisième niveau de la tour numéro 1 du complexe de bâtiments NeXTeracom, Cybercité, Ebène.

Guerre d’influence au sein de cette association ? Si ce n’est pas le cas, ça y ressemble fort. Avec une telle contribution, l’Inde prend une sérieuse option d’y peser de tout son poids. Ce faisant, elle relègue la Chine au second plan qui en tant que ‘Dialogue Partner’ a fait une contribution de $ 100 000 en juillet 2011 à ce Special Fund. Les autres pays jouissant d’un statut de ‘Partenaires de dialogue’ de l’IOR-ARC sont l’Egypte, la France, le Japon et le Royaume-Uni.

La contribution chinoise au Spécial Fund était bien supérieure à celle de chacun des Etats-membres qui ont versé de l’argent à ce fonds jusqu’ici. Ces derniers sont respectivement le Sultanat d’Oman ($ 50 000 en 2006), l’Iran ($ 75 000 en 2007), le Yémen ($ 25 000 en 2009).

C’est la deuxième contribution que l’Inde fait à ce fonds. La première d’un montant de $ 50 000 date d’avril 2006.
Le poste de secrétaire général de l’IOR-ARC a été confié depuis le 1er janvier 2012 à Kocheril Velayudhan Bhagirath, ex-haut commissaire de la Grande Péninsule en Tanzanie. Le directeur, Manish Kumar Agrawal, est un ressortissant indien. Le personnel administratif de support est constitué de Mauriciens.

L’idée de lancer ce Special Fund a été lancée à Téhéran sur une suggestion d’Anand Neewoor, secrétaire au ministère mauricien des Affaires étrangères. Il a été officiellement établi en 2008.

Le Special Fund poursuit trois objectifs. Le premier consiste à financer la réalisation de projets et de programmes de développement entérinés par l’Association. Le deuxième est d’apporter une assistance technique pour la préparation et l’exécution de projets. Le troisième prévoit un soutient aux Etats-membres pour la réalisation d’étude de l’étape préfaisabilité et de faisabilité.

Les bases en vue de créer un bloc composant de pays dont les côtes sont baignées des eaux de l’océan Indien d’où son nom Rim qui veut dire ‘Bord’ ont été jetées lors d’une réunion convoquée par le gouvernement mauricien à Maurice du 29 au 31 mars 1995.

Dix-sept après, la communauté des pays du bassin de l’océan Indien compte 19 membres. Ce sont l’Australie, le Bangladesh, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, le Kenya, Madagascar, la Malaisie, la République de Maurice, le Mozambique, le Sultanat d’Oman, les Seychelles, Singapour, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka, la Tanzanie, la Thaïlande, les Emirats Arabes et le Yémen.

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