L’ICAC ne pourra soutenir l’accusation contre Pravind Jugnauth selon Sir Anerood Jugnauth

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L’ancien Président de la République clame l’innocence de son fils dans l’affaire Medpoint. Il affirme que l’accusation provisoire de la Commissison anticorruption (ICAC) ne pourra pas être prouvée. Il a également fait une violente sortie contre feu Sir Seewoosagur Ramgoolam et Navin Ramgoolam.

A l’occasion des célébrations marquant son 82e anniversaire à l’hôtel Manisa à Flic-en-Flac, le vendredi 6 avril 2012, Sir Anerood Jugnauth a réservé une surprise à ses adversaires politiques. En effet, pendant plus d’une demi-heure il a tenu un discours hautement politique en haussant le ton face à son principal adversaire, Navin Ramgoolam. Ses propos ont été encore plus virulents que ceux tenus à la Hindu House, au mois de mars.

Sir Anerood Jugnauth aura étonné plus d’un en exprimant sa certitude dans l’incapacité de l’ICAC à soutenir la charge provisoire logé contre son fils Pravind. Même si Anerood Jugnauth estime que Pravind Jugnauth est assez grand pour se défendre tout seul, il a lancé un défi à l’ICAC d’essayer de prouver l’accusation de conflit d’intérêt portée contre ce dernier.

Sir Anerood Jugnauth a dit qu’il réservait ses attaques contre la commission anticorruption pour le meeting du 1e mai. Un peu plus tard dans son discours il a aussi invité ceux qui voulaient qu’il parle du vol perpétré au campement du chef du gouvernement, à Roche-Noires, à venir l’écouter le 1e mai à l’occasion de la fête du Travail.

Par ailleurs, Sir Anerood Jugnauth accuse Sir Seewoosagur Ramgoolam d’avoir mené le pays à la banqueroute entre 1968 et 1982. Il a brossé un tableau extrêmement sombre de l’état économique et social du pays lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1982.&nbsp « Et le fils est en train de faire la même chose », ajoute-t-il.

L’ex-président de la République s’est demandé ce qui avait empêché Sir Seewoosagar Ramgoolam de réaliser ce qui a été concrétisé sur le plan du développement économique de 1982 à 1995.

Il a repris les propos de Navin Ramgoolam sur l’avenir apocalyptique qu’avaient prévu&nbsp deux économistes anglais avant que le pays ne devint indépendant en 1968. Il soutient que si c’était l’actuel Premier ministre qui avait pris le pouvoir en 1982, c’est exactement ce qui serait advenu du pays.

Selon Sir Anerood Jugnauth c’est bien une alliance Mouvement Militant Mauricien-Mouvement Socialiste Militant (MMM-MSM) qui pourra sauver le pays de ce qui l’attend. Il prévoit que Maurice sera entièrement ruiné si le gouvernement de Navin Ramgoolam reste au pouvoir jusqu’en 2015. Il a souhaité que le Remake de 2000 soit concrétisé en affirmant qu’il aura besoin du MMM pour redresser le pays.

Il a subtilement invité les ministres rouges à abandonner le gouvernement de Navin Ramgoolam et à rejoindre les rangs de l’opposition en les exhortant de ne pas se rendre complices de leur leader. A la fin de son discours il a déclaré qu’un 60-0 aux prochaines élections générales ne le surprendrait pas.

La Rashtriya Sanatar Dharma Mandir Sanghatan (RSDMS) qui a organisé cette soirée d’anniversaire pour SAJ en a profité pour célébrer les 67 ans de Paul Bérenger. Il a lui aussi eu droit à son gâteau d’anniversaire. Le leader du MMM a choisi, lui, de faire l’historique du parcours politique de Sir Anerood Jugnauth.

Bissoon Mungroo, président de la RSDMS, avait auparavant donné le ton à cette soirée hautement politisée quand il annonça dans son discours de bienvenue que son association était plus politique que religieux.

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