L’Etat veut se doter d’un patrouilleur

Avec le soutien de

Surveiller la zone économique exclusive (ZEE) mauricienne à l’aide d’un patrouilleur. C’est l’un des projets de l’Etat qui sollicite le soutien financier de l’Etat français en ce sens.

Déjà en 2007, lors d’un voyage officiel à Paris, le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam, demande l’aide de la France afin que Maurice puisse se doter d’un tel vaisseau. Pourquoi donc le pays aurait-il besoin d’un patrouilleur? Selon le gouvernement, ce serait «pour investir davantage dans la protection de nos ressources halieutiques». Eventuellement, ce patrouilleur pourrait être la preuve que les pays de la région ont compris que la priorité en matière de pêche demeure la lutte contre la pêche illégale, un fléau mondial.

En 2009, cette ambition du gouvernement mauricien ne s’est pas effacée. Le projet de munir l’île d’un patrouilleur refait surface quand le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, profite de son discours à l’escale d’Osiris, patrouilleur français au Chantier Naval de l’Océan Indien (CNOI), pour relancer l’Etat français.

«Nous espérons que la France, qui a toujours été un grand ami de Maurice, étudie les moyens d’aider le gouvernement mauricien à obtenir le financement pour la construction d’un patrouilleur», dit-il, s’adressant à l’ambassadeur de France à Maurice, Jacques Maillard, au préfet des Terres Australes et Antarctiques (TAAF) et à Jean-Yves Ruellou, directeur général du CNOI. Pour appuyer ses propos, il rappelle à ceux présents que, sur le plan régional, le pays a adhérés aux mesures de contrôle aérien et maritimes. Par ailleurs, ces mesures se mettent en place avec l’aide technique de la communauté internationale, sous l’égide de la Commission Thonière de l’océan Indien (CTOI) et de la Commission de l’océan Indien (COI).

Le CNOI a construit un patrouilleur de 35 mètres, l’Atsanta, pour l’Etat malgache en 2007. De nombreux navires, thoniers et autres bateaux dans l’océan Indien font escales au CNOI pour obtenir des prestations de qualité. Preuves du savoir-faire français et mauricien et de l’efficacité de la coopération franco-mauricienne.

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