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L’Association des étudiants mauriciens au Pakistan veut dédramatiser la situation

29 octobre 2009, 00:00

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L’Association des étudiants mauriciens au Pakistan veut dédramatiser la situation

L’Association des étudiants mauriciens au Pakistan (AMP) demande à ceux, ayant des proches étudiants au Pakistan, de ne pas céder à la psychose, alimentée par certains médias selon elle.

«Tout va bien… Nous sommes habitués à ce genres d’évènements.». C’est, en substance, le message que l’AMP veut faire passer. Cette association a aussi envoyé une lettre au vice Prime ministre, Rashid Beebeejaun, et au ministre Abu Kasenally pour s’expliquer.

Dans une correspondance adressée à lexpress.mu, l’association veut clarifier certaines choses. «Nous ne sommes pas davantage en danger qu’avant les attentats. Nous sommes sereins, et il ne faut que les médias viennent faire du sensationnalisme avec notre histoire. Le risque a toujours été présent au Pakistan. Car, c’est pays politiquement et socialement instable. Mais nous y sommes habitués. La seule chose qui a changé est que la sécurité aux alentours de nos universités a été renforcée», expliquent des membres de l’association.

Les combats, opposant l’armée pakistanaise aux taliban, se situent loin de la zone où réside la plupart des étudiants mauriciens. «Les combats sont à plus de 2 000 km de Karachi. Nous sommes en sécurité ici, et il n’y pas de quoi paniquer. On ne comprend pas toutes les rumeurs qui circulent à Maurice, disant que nous vivons dans la peur», explique Walid Peerbux, étudiant en médecine à Karachi. Il décrit également tous ces événements sur son comptetwitter. Une page facebook a même été créée par l’AMP où elle donne des infos sur la situation des Mauriciens au Pakistan.

Plusieurs étudiants mauriciens seront bientôt en période d’examens et n’avaient guère besoin de toute cette polémique qui enfle. «Nous voulons aussi rassurer nos parents et nos proches et leur dire que tout va bien», explique Shaan Goonoo de Bahawalpur. En effet, ils sont nombreux les étudiants qui sont inondés d’appels téléphoniques de proches qui s’inquiètent pour eux, «après que des journaux aient publié des informations qui ne reflètent pas la réalité…»

Pour plusieurs d’entre ces étudiants, la vie à repris son cours normal au Pakistan. Les universités sont à nouveau ouvertes et ils se préparent pour les examens. «Je vis au Pakistan depuis quatre ans. J’ai vu de nombreuses choses qui peuvent paraître dangereuses pour ceux qui n’y vivent pas. Le Pakistan est un pays particulier», confie Walid Peerbux.