L’après WikiLeaks : Ramgoolam snobe la princesse Anne selon les observateurs anglais

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Le chef du gouvernement mauricien est accusé d’avoir commis une grave entorse au protocole pour n’avoir pas été présent à deux événements marquant le bicentenaire de la prise de l’île par les Anglais. Un expert anglais attribue cette « absence » aux fuites de Wikileaks.

La princesse Anne va-t-elle finir par s’attirer les foudres des hommes politiques locaux ? Depuis que les révélations de WikiLeaks ont coïncidé avec la visite de la représentante de la couronne britannique dans l’île, les observateurs aguerris scrutent de près le programme de la commémoration du bicentenaire de la prise de l’île par les Anglais aux Français.

Déjà, un chercheur britannique estime que le Premier ministre, Navin Ramgoolam a fait une grave entorse au protocole. Dans un article publié sur le site web du New Statesman, ce vendredi 3 décembre, il indique que le chef du gouvernement mauricien a brillé par son absence à la cérémonie à Bain-Bœuf et à la réception donnée par le Haut-Commissaire britannique à Maurice en sa résidence, à Westminster House, ce jeudi 2 décembre.

Le Dr Sean Carey, chercheur au Centre for Research on Nationalism, Ethnicity and Multiculturalism de l’université de Roehampton, note également qu’aucune image de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) sur ces deux événements n’a été diffusée lors de son journal télévisé. Pour l’expert, il est clair que Port-Louis veut montrer son mécontentement suite à la divulgation par WikiLeaks des notes de l’ambassade américaine de Londres concernant la décision des Anglais de créer le parc marin des Chagos uniquement pour empêcher les islois de venir s’installer de nouveau dans l’archipel.

L’auteur de l’analyse explique également que Navin Ramgoolam a bien raison d’avoir une dent contre la princesse Anne, étant donné que c’est sa mère, la Reine, qui avait signé le fameux « Order in council » pour le démembrement des Chagos du territoire Mauricien en 1965. Soit trois ans avant que l’Indépendance ne soit accordée à Maurice.

En contraste, avance le Dr Carey explique que les Français ont signé un accord de co-gestion de Tromelin après des années de tergiversations. Il rappelle ainsi les coups de gueule de Navin Ramgoolam suite à la décision du gouvernement britannique de venir de l’avant avec le projet de parc marin.

Le Dr Carey remet en exergue les phrases fortes contre les Britanniques comme celle l’effet qu’ils ont été hypocrites, ce qui a embarrassé les diplomates en poste dans l’île. Il indique ainsi que Navin Ramgoolam a été juste dans son analyse sur les Anglais quand WikiLeaks a ouvert la boîte de Pandore.

Toutefois, le chercheur a beau faire de l’esprit, il ressort selon le programme du Haut Commissariat britannique que Navin Ramgoolam n’a pas été invité à la cérémonie à Bain-Bœuf, ni à Westminster House, le jeudi 2 décembre. Or, cette nuit-là, il était bien présent, en compagnie de son épouse, au banquet offert par le président de la République, au Réduit.

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