L’aile féminine MMM invite Hanoomanjee à s’excuser auprès des personnes obèses

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La ministre de la Santé Maya Hanoomanjee doit présenter ses plus plates excuses après ses propos considérés comme offensants à l’égard des personnes obèses. C’est ce qu’a réclamé Lysie Ribot, députée du MMM, lors d’un point de presse de la Commission des femmes du MMM, en marge du rassemblement du 1er mai.

Maya Hanoomanjee aurait pu employer d’autres termes sur le surpoids de certaines personnes. Prenant la parole lors d’un point de presse de l’aile féminine du Mouvement Militant Mauricien (MMM), Lysie Ribot a condamné le ton employé par la ministre de la Santé le 14 avril dernier lors du lancement d’une clinique mobile à Grand-Gaube.

«&nbspCe faisant, elle a enfoncé le clou dans la plaie de la souffrance de ces personnes. Nous&nbsp demandons qu’elle présente ses plus plates excuses pour son manque de tact,&nbsp car la ministre doit savoir que certaines personnes souffrent d’obésité à cause d’un dysfonctionnement hormonal&nbsp ou encore en raison d’un traitement à base de cortisone », a-t-elle lancé.

Pour revenir sur les propos de Maya Hanoomanjee, celle-ci avait lâché : «Il y a des gens qui sont obèses. Quand je vous dis obèse, cela veut dire que son poids dépasse largement la norme. Gro depi so latet ziska so lipié, gro, li enn sel…».

La députée de la circonscription de Stanley/Rose-Hill&nbsp a en outre été très critique à l’égard des services de santé publique, en évoquant ses «&nbspnombreuses carences ».&nbsp A commencer par le manque de personnel, de lits et d’équipements dans les centres de santé.

Lysie Ribot demande au&nbsp ministère de tutelle de mettre en place un plan d’action pour le dépistage du cancer et de recruter des personnels qualifiés, ainsi que des psychologues pour le suivi des malades.

&nbsp«La formation dans le domaine du&nbsp cancer doit être placée sur sa liste prioritaire s’agissant&nbsp de bourses aux médecins, car il y a un manque de cancérologue dans le pays », a-t-elle souligné, avant de parler d’autres problèmes concernant en particulier les femmes dans les centres de santé, notamment celles qui souffrent d’ostéoporose et de lupus.

Pour sa part, l''''ancienne ministre Arianne Navarre Marie a demandé aux femmes de venir en masse au&nbsp rassemblement des mauves le 1er mai à Port-Louis.

« Augmentation des prix, montée en puissance de la violence, promesses non-tenues du gouvernement, comme celle d’offrir un ordinateur portable à chaque famille dont l’enfant entame son Lower 6. Autant de raisons pour lesquelles les femmes ainsi que la population en général doivent se mobiliser pour le meeting du MMM&nbsp le 1er mai à Port-Louis», a-t-elle indiqué.

Françoise Labelle a énuméré de son côté d’autres raisons pour lesquelles les femmes devront se mobiliser derrière le MMM ce 1er mai. A commencer par le manque de mesures gouvernementales pour contrer&nbsp le nombre grandissant de&nbsp cas de violence à l’égard des femmes.

«Malgré le fait que certaines femmes bénéficient d’une Protection Order, elles continuent à être victimes de violence domestique. Ce qui signifie que le gouvernement a failli dans sa tâche pour ramener ces chiffres à la baisse », a déclaré Françoise Labelle.

De plus, elle a souligné que la corruption gagne du terrain dans l’île : « La brigade anti-corruption (l’ICAC) tarde tellement à venir de l’avant avec des preuves, que des scandales comme l’affaire Boskalis&nbsp sont finalement rayés. Ce qui est source de frustration dans le pays et qui contribue aux difficultés à transmettre de vraies valeurs à la future génération. Si le gouvernement ne prend pas des actions qu’il faut pour rétablir l’ordre dans tous ces domaines, nous irons droit vers la catastrophe», a-t-elle dit.

La commission des femmes du MMM a aussi condamné l’attitude « méprisante et sexiste vis-à-vis des femmes » du ministre de l’Industrie et du Commerce, Showkutally Soodhun, au Parlement il y a deux semaines. Ce dernier avait traité le député du MMM Rajesh Bhagwan de " fam ". Ce qui n’avait&nbsp point été digéré par deux parlementaires du Parti travailliste, la backbencher Nita Deerpalsing, et la ministre Sheila Bappoo. François Labelle ainsi que Veda Baloomoody avaient également dénoncé ces propos auprès du&nbsp speaker de l’Assemblée nationale Kailash Purryag

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