L’ACIM veut rencontrer Pravind Jugnauth pour discuter de la hausse des prix

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L’Association des Consommateurs de l’Ile Maurice (ACIM) dénonce, une fois de plus, les augmentations des prix. Elle demande une rencontre avec le ministre des Finances pour en discuter.&nbsp

L’Association des Consommateurs de l’Ile Maurice (ACIM) souhaite rencontrer le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, pour discuter de la série d’augmentations des prix de plusieurs nécessités, depuis décembre 2010. Elle a fait parvenir une lettre, ce jeudi 17 février, à ce dernier pour formuler sa demande. Selon l’ACIM, les autorités sont «en train de pousser les Mauriciens vers un ras-le-bol qui peut finir très mal». «Il y a une limite à ce que les Mauriciens peuvent supporter», déclare le secrétaire de l’association, Jayen Chellum.

Les augmentations des prix ont occupé en grande partie, la conférence de presse animée par celui-ci, en ce jeudi 17 février, au siège de l’association, à Bell Village.

Il a cité les hausses de prix de l’électricité, du sucre, des bouteilles en plastique, des tickets d’autobus, de la viande, du poulet et poisson, de l’huile comestible, d’une dizaine de légumes, du lait et du beurre, des boissons gazeuses. Mais aussi, des carburants et de l’électricité. Jayen Chellum a fait ressortir que la liste ne cesse de s’allonger, que c’est la première fois qu’il y autant de majorations en une si courte période, soit de fin 2010 à février 2011.

De plus, l’ACIM déplore que dans certains cas, le gouvernement ne semble pas avoir conduit des études pour déterminer s’il existe des alternatives pour les consommateurs, avant d’augmenter les prix. Par exemple, l’Etat a augmenté les droits sur les bouteilles en plastique pour décourager l’achat et ainsi, protéger l’environnement. Toutefois, il est difficile pour les consommateurs consciencieux de trouver des boissons gazeuses dans des conditionnements en verre, parce que rares sont les points de vente qui les commercialisent. Les consommateurs sont donc presque obligés d’acheter les boissons dans les bouteilles en plastique et de subir les augmentations.

L’ACIM conseille les consommateurs «de ne pas tomber dans le piège» de croire que ces hausses de prix résultent uniquement&nbsp des mesures inscrites dans le budget 2010. L’association est d’avis qu’elles sont également dues au besoin de financement pour les nombreux projets d’infrastructure conçus par l’Etat.

«Des projets qui sont des éléphants blancs», c’est ainsi que Jayen Chellum, les qualifie. Il soutient qu’il est primordial d’étudier les projets de développement afin de voir lesquels sont vraiment utiles et nécessaires.

«Sinon, nous sommes partis pour payer pendant des générations et des générations», dit-il. Selon l’ACIM, il y a des projets que Maurice ne peut se permettre de soutenir dans le court et moyen terme et doivent être reportés dans le futur.

Notamment, celui du métro léger. Pour l’association, le bus transit system parait plus envisageable, aujourd’hui, car moins coûteux.

De surcroit, Jayen Chellum juge qu’il est inacceptable qu’outre les augmentations des prix, la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) soit de son côté, en train de faire «de la propagande dans la diffusion des informations». L’ACIM qui critique cette attitude à chacune de ses conférences de presse, compte passer à l’action.

«C’est le plus grand vol jusqu’à présent. La population paye Rs100 de redevance mensuelle pour la télévision nationale et ce qu’on lui fournit c’est l’information de propagande de la MBC», affirme le secrétaire de l’ACIM.

L’association organisera une manifestation devant la branche de la MBC à Port-Louis, le mercredi 23 février.


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