L’abri de la CDU d’Albion fermé car elle ne respectait pas les normes

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Les détails quant à la fermeture de l’abri pour enfants, à Albion, ont été dévoilés dans un jugement. L’association qui le gérait est accusée de manque d’hygiène et de ne pas nourrir les pensionnaires convenablement.

L’abri d’Albion pour les enfants abandonnés, maltraités et victimes d’abus n’en finit par de faire couler beaucoup d’encre. Bien que fermé en avril 2008 par le ministère du Développement de l’enfant, c’est à travers un jugement rendu par la Cour intermédiaire qu’un pan du voile sur des pratiques qui y avaient cours vient d’être levé.
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Les punaises avaient non seulement infesté les lits des enfants mais ceux-ci n’avaient pas encore leur déjeuner à 10 heures passées… Pire, ils vivaient dans des conditions d’hygiène déplorables : les couches sales traînaient ça et là, la nourriture était avariée, le bâtiment sentait mauvais et certains enfants étaient contraints à boire de l’eau directement du robinet.

Ces enfants enlevés à leurs parents dans certains cas et placés là par la Child Development Unit (CDU) n’étaient pas convenablement vêtus. Et les formulaires quant aux médicaments qui leur étaient prescrits n’étaient pas à jour.

Cette situation a perduré un bon moment jusqu’à ce que le ministère ne décide d’y mettre un terme : en résiliant en avril 2008 le contrat de la Kiddy Paradise Association qui gérait l’abri en remplacement de l’Ong Shalom six mois plus tôt.&nbsp

L’association dirigée par Jacqueline Coutet, ex-bras droit de Sonia Burch-Poonoosamy, directrice de Shalom, n’a pas tardé à réagir. Elle a logé un procès contre le ministère du Développement de l’enfant, lui réclamant des dommages de Rs 500 000 au motif qu’il a résilié son contrat de gestion sans raison aucune.

La No. 2 de la CDU, Wendy Rose, a expliqué en cour comment elle a découvert les manquements le 8 avril 2008. Une autre responsable du ministère a effectué une autre visite le lendemain et la situation n’avait guère évolué malgré une mise en garde le 21 et 22 avril de la même année.

Pour sa défense, Jacqueline Coutet explique n’avoir reçu aucun avertissement en écrit. Les fonctionnaires appelés à la barre des témoins ont toutefois expliqué avoir réclamé à une de ses employés, vu qu’elle était absente, qu’elle devait faire le nécessaire pour répondre aux normes liés à son contrat.

Au vu des différentes preuves au dossier du ministère, la cour a rejeté la version de Jacqueline Coutet. Elle a également rejeté son argument à savoir pourquoi le ministère n’a pas résilié son contrat en mars plutôt qu’en avril.

Jacqueline Coutet avait obtenu la gestion de cet abri car aucune Ong ne s’était&nbsp portée volontaire quand Shalom a été écarté pour différents motifs : il avait été allégué que Sonia Burch-Poonoosamy, la directrice de Shalom, faisait des impositions de main sur les enfants mais son contrat a été résilié quand deux Sud-Américains qu’elle avait hébergés au centre ont été accusés d’attouchements sexuels sur des mineurs.

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