Légère amélioration du moral des chefs d’entreprise selon la Chambre de Commerce

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Il s’agirait de la combinaison de deux facteurs. Le premier, une hausse de la demande pour les produits de consommation au cours des trois derniers mois. Le second, une gestion rigoureuse des stocks de produits finis de la part des chefs d’entreprise.


Tel un radar sur un navire devant obligatoirement évoluer bon an mal an dans des eaux troubles, le tout nouveau « MCCI Business Confidence Indicator » vient de livrer les secrets de son projet d’évaluation de l’état d’esprit et du moral des chefs d’entreprise mauriciens. Le projet a été mis à exécution entre le 1er et 21 juin 2012, et s’applique au deuxième trimestre 2012.

Les nouvelles ne sont pas si mauvaises qu’on l’aurait cru en dépit des appréhensions, des apparences et des perceptions diverses associées à l’état de la situation économique tant locale qu’internationale et qui est caractérisée par un manque de visibilité.

En clair, le moral est bon. Il a même progressé quoique de façon très marginale, du côté positif. En termes statistiques, l’indicateur montre que l’état d’esprit des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’exercice d’évaluation a enregistré durant le deuxième trimestre de 2012, une hausse de 0,6 points.

Deux éléments sont à la base de cette situation somme toute positive. D’abord, une hausse de la demande pour les produits de consommation, et ensuite le recours de la part des chefs d’entreprise à une gestion rigoureuse des stocks de produits finis dont ils disposaient. Ils ont eu recours à des procédures d’approvisionnement dans le but d’optimiser leurs stocks.

Introduit en juin 2010, le « MCCI Business Confidence Indicator » s’est imposé comme une opération indispensable aux côtés des autres outils d’évaluation et d’analyse existants. Cependant, cet indicateur se distingue par le fait qu’il s’est fixé pour principal objectif de résumer en une variable unique, l’évolution de plusieurs variables capables de donner une indication synthétique de l’état d’esprit et du moral des chefs d’entreprise à un moment donné de l’année. Ainsi donc, plus cet indicateur est haut, plus les hommes d’affaires sont d’avis que la conjoncture est favorable et inversement.

« Cette légère amélioration survient après un premier trimestre difficile où l’indice avait perdu 1,3 points » précise Renganaden Padayachy (docteur en économie), Manager de la division de l’analyse économique et d’industrie de la MCCI «&nbsp Nous constatons une alternance entre détérioration et amélioration de l’indicateur du climat des affaires, démontrant les incertitudes et le manque de visibilité qui marquent l’économie, tant locale qu’internationale, en cette période de crise ».

Les chefs d’entreprise interrogés ont soutenu que le niveau de l’activité et des carnets de commandes a progressé de 3,9% au deuxième trimestre de 2012 après une baisse de 15,4% au premier.

Ainsi, la situation de 22,5% des chefs d’entreprises interrogés s’est améliorée. Par contre, 59% d’entre eux ont souligné que leur situation s’est stabilisée.

Une analyse plus poussée des données indique que quoiqu’on pense, la consommation a tenu bon. La MCCI s’est alignée sur les conclusions du Statistics Mauritius, le bureau central des statistiques de l’Etat mauricien à l’effet que la consommation pour 2012 enregistrera une progression de 2,5% comme cela a été le cas en 2011.

MCCI Business Confidence Indicator révèle également que les mesures prises pendant la crise de 2008 et 2009 par les grandes entreprises en particulier dans le but d’améliorer leur compétitivité et pour diversifier tant leurs marchés que leurs produits ont porté les fruits escomptés.

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