Kofi Annan propose un gouvernement de transition en Syrie

Avec le soutien de

Un convoi d''''une trentaine de véhicules blindés de l''armée turque a quitté la ville côtière d''Iskenderun, dans la province d''Hatay, et se dirige vers la frontière syrienne située à une cinquantaine de kilomètres, rapporte jeudi la presse turque.


Selon l''agence de presse officielle Anatolie, des véhicules blindés de l''armée font également route vers des installations militaires à Sanliurfa, située près de la frontière, et dans la province d''Hatay, riveraine de la Syrie. Selon Anatolie, ces véhicules vont être déployés le long de la frontière.

Gouvernement de transition

Le médiateur international, Kofi Annan, a proposé la mise en place en Syrie d''un gouvernement de transition afin de trouver une solution politique au conflit qui a gagné en intensité mercredi avec notamment un attentat sanglant contre une télévision officielle près de Damas, le premier du genre en quinze mois de révolte.

Les principales puissances (Russie, Chine, Etats-Unis, Royaume-Uni, France) soutiennent cette idée qui sera discutée au cours de la réunion du Groupe d''action sur la Syrie samedi à Genève, ont précisé mercredi soir des diplomates aux Nations unies. L''idée de ce gouvernement de coalition, qui incluerait des partisans du président Assad et des membres de l''opposition, fait partie de "lignes directrices et principes pour une transition" en Syrie que M. Annan a envoyées aux ministres des affaires étrangères devant participer à la réunion de Genève.

« Base de discussion »

S''exprimant devant la presse mercredi, l''ambassadeur russe à l''ONU, Vitaly Tchourkine, avait souligné que les idées que présenteraient M. Annan à Genève ne seraient pas automatiquement acceptées par les ministres. Elles "fourniront une base de discussion pour les ministres", avait-il expliqué en n''excluant pas que d''autres éléments de reflexion s''ajoutent au document de Kofi Annan. "Les Russes ont laissé entendre à Annan qu''ils acceptaient son plan de transition", a dit un diplomate onusien. La mission russe aux Nations unies, elle, n''a pas réagi pour l''heure. De l''avis de plusieurs diplomates, l''acceptation par la Russie de l''idée d''Annan semble augurer d''une évolution de la position de Moscou sur la Syrie, sans que l''on puisse encore dire si cela sous-entend que les Russes "lâchent" Assad.

De son côté, la secrétaire d''Etat américaine, Hillary Clinton, en visite à Helsinki, a indiqué avoir eu "des consultations étroites avec Kofi Annan" à propos de son document. Elle a dit avoir transmis à M. Annan "son soutien pour le plan qu''il a présenté", qu''elle a qualifié de "feuille de route très concrète pour une transition politique".

Alors que le conflit ne cesse de gagner en intensité, faisant des centaines de morts ces deux dernières semaines, la situation ressemble de plus en plus à une guerre civile avec la multiplication des violences confessionnelles, a estimé la Commission d''enquête internationale mandatée par l''ONU. Dans la matinée de mercredi, dans une attaque inédite visant une chaîne de télévision officielle, trois journalistes et quatre gardiens du siège d''Al-Ikhbariya près de Damas ont été tués et "d''autres personnes enlevées par (des) terroristes", selon l''agence officielle Sana.

La mission des observateurs de l''ONU "indispensable"

Une solution politique est réalisable en Syrie et la Mission de supervision de l''ONU (UNSMIS) indispensable, a déclaré le général Robert Mood, chef des observateurs de l''ONU en Syrie, dans une interview publiée jeudi par le quotidien britannique The Times. Pour le général Mood, le régime syrien et l''opposition armée "ont décidé qu''ils avaient plus à gagner en usant de la violence qu''en poursuivant la piste politique". Soulignant le courage des quelque 300 obervateurs sur place, le général Mood, qui s''est dit hostile à leur armement, avertit : "On doit nous autoriser à faire notre boulot." Les activités des observateurs sont suspendues depuis le 16 juin en raison de la poursuite des violences, même si l''UNSMIS est restée sur place.- (avec AFP)

Le Mossad impliqué dans l''assassinat de Kamal Hussein Ghannajé

Le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, a maintenu jeudi le flou sur une éventuelle implication de son pays dans l''assassinat la veille d''un cadre militaire du Hamas qui a dit soupçonner le Mossad israélien. "Je ne suis pas sûr que cela soit forcément vrai", a déclaré M. Barak à la radio militaire qui l''interrogeait sur un rôle des services de renseignement israéliens dans le meurtre de Kamal Hussein Ghannajé.

M. Ghannajé était l''un des adjoints de Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh, un cadre du Hamas retrouvé mort en janvier 2010 dans une chambre d''hôtel à Dubaï. La police de Dubaï a accusé le Mossad d''avoir organisé ce meurtre.


(Sources : LeMonde.fr/AFP/Reuters)

LeMonde.fr/AFP/Reuters

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