Khalid Sookia, celui qui fut le défenseur discret de l’intérêt du sucre mauricien à Londres

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Il a été pendant de nombreuses années, le numéro deux de l’International Sugar Organisation (ISO), chargé d’améliorer les conditions sur le marché mondial du sucre. En 1997, il échut à Khalid Sookia d’organiser la tenue d’un atelier de travail de cette organisation au Centre de Conférence de Grand-Baie.

Khalid Sookia fait partie de cette race d’hommes dont seul le hasard parvient à faire reculer la discrétion qu’ils ont volontairement installée autour de leur carrière. Sinon, le public aurait su qu’il a joué un rôle non négligeable dans la promotion de l’intérêt de l’industrie sucrière mauricienne à Londres.

Lorsque Khalid Sookia prend sa retraite en 2011, il était le numéro deux de l’International Sugar Organisation (ISO), une organisation intergouvernementale. Son objectif est d’améliorer les conditions sur le marché mondial du sucre par le biais de débats, d’analyses, d’études spécifiques, de statistiques, de séminaires, de conférence et des ateliers.

En 1997, Khalid Sookia était la cheville ouvrière de la tenue au Centre de Conférence de Grand Baie, de deux sessions du Conseil du Sucre. La première eut lieu en 1997. Elle était présidée par le défunt Paul Eynaud. L’autre a été organisée en 2007. Elle était présidée par l’ex-ministre de l’Agriculture, Arvin Boolell. Chacune des deux sessions comprenait un groupe de travail.

« Très peu de Mauriciens chargés de défendre le dossier sucre savaient que j’étais Mauricien. Lorsque mon identité leur a été révélée, une relation toute spéciale s’est développée entre nous. C’était toujours un plaisir d’aider dans la mesure de mes moyens mes compatriotes. » Khalid Sookia a côtoyé tous les représentants de la Chambre de l’Agriculture affectés au bureau du Syndicat des Sucres à Londres jusqu’à la fermeture de celle-ci. « Tous ceux dont la responsabilité était de défendre l’intérêt du sucre mauricien ont accompli leur tâche avec distinction et beaucoup de mérite. L’île Maurice jouit d’une réputation internationale sans faille dans le domaine sucrier ».

Et pourtant le parcours de Khalid Sookia était tout, sauf une partie de plaisir. Il a fait ses études primaires dans plusieurs écoles du pays. Cela en raison de la profession de son père. Celui-ci était policier. En raison des mutations régulières auxquelles son père était soumis, Khalid a dû changer d’écoles régulièrement. Après ses études primaires, il est inscrit comme élève au Collège Royal de Curepipe. Il y reste jusqu’à la fin de la première année d’études au niveau du Higher School Certificate (HSC).

Ensuite, cap sur Londres. C’était au début des années 60. Il accompagne son père qui bénéficie d’un des voyages outremer auxquels lui donne droit son statut de fonctionnaire de police. « Il m’a laissé le choix soit de revenir à Maurice, soit de poursuivre mes études en Angleterre. J’ai choisi la seconde option ».

Une nouvelle vie commence alors pour Khalid Sookia. Il va faire l’expérience de la phase critique du parcours de tout jeune qui évolue dans un pays étranger à savoir la prise en charge de tous les aspects d’une vie d’homme dans un environnement qui lui est étranger. Il allie travail et étude. Il opte pour la comptabilité avec spécialisation dans le domaine de la fiscalité.
Après ses études, il prend de l’emploi au sein de l’Organisation internationale du Cacao. Cette organisation regroupe les représentants des pays producteurs et importateurs du cacao. Il y reste pendant deux ans.

Khalid Sookia a pour mission d’instituer une structure en vue de faciliter le stockage du cacao. Plus tard, l’Organisation Internationale du Sucre (OIS) veut elle aussi se doter d’une structure semblable. La candidature de Khalid Sookia à une position au sein de l’OIS n’a pas souffert de contestation. Il était un candidat idéal, sinon le candidat qu’il ne fallait pas rater. De plus, il vient d’un pays producteur de sucre. « Le stockage du sucre était une disposition indispensable pour protéger les pays producteurs des effets de la fluctuation du prix du sucre sur le marché étranger ».

Après sa retraite, Khalid Sookia a décidé de faire le va-et-vient entre le Royaume Uni et Maurice. « Même à la retraite, je suis toujours disponible pour mes anciens collaborateurs. Libéré des contraintes professionnelles habituelles, je vais profiter de ce moment pour visiter certains de mes amis. »

Khalid Sookia a trois enfants. Son fils aîné, un spécialiste de l’informatique, est un haut fonctionnaire au Home Office. Le cadet qui a embrassé une carrière de comptable s’est installé en Australie. Le benjamin a terminé ses études en langues et en droit au London College of Law. Son épouse, Suzy, née Green, a fait carrière au sein de l’International Maritime Organisation (IMO).

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