Kenya : trois policiers tués dans une attaque près de la frontière somalienne

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Trois policiers kényans ont été tués mercredi soir dans une attaque imputée aux rebelles islamistes somaliens contre un poste de police à Wajir, ville proche de la frontière somalienne.

Trois policiers ont été tués et deux autres ont été blessés, a indiqué responsable de la police locale citée par l’AFP. D''''autres membres de la force de sécurité sont portés disparus, a-t-il ajouté sans donner plus de précisions sur leur sort. "Les assaillants ont utilisé des armes à feu et ont lancé un explosif de nature encore indéterminée", a précisé la source.

Les zones du Kenya frontalières avec le sud somalien, où Nairobi a lancé une offensive militaire mi-octobre pour déloger les insurgés islamistes shebab, ont été le théâtre ces derniers mois d''une série d''attaques à la grenade et d''explosions de mines terrestres.

Le Kenya impute aux shebab, qui contrôlent de larges zones du centre et du sud de la Somalie, une série d''enlèvements et d''attaques sur son sol. Son intervention armée avait été lancée juste après l''enlèvement de deux employées espagnoles de Médecins sans frontières (MSF) au camp de réfugiés de Dadaab, au nord-est du pays.

HRW accuse la police et l''armée kényanes

Les forces de sécurité kényanes bafouent les droits de civils et de réfugiés somaliens dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la Somalie, affirme, ce jeudi 12 janvier, l''organisation Human Rights Watch (HRW). Le groupe de défense des droits de l''homme basé à New York a recensé plusieurs cas de violences à l''encontre de la population depuis le début de l''offensive de l''armée kényane en Somalie, en octobre 2011, contre les insurgés islamistes shebabs.

« Les promesses répétées, à la fois de la police et de l''armée, de cesser ces abus et d''enquêter n''ont débouché sur rien », estime HRW. L''envoi des troupes kényanes dans le sud somalien a coïncidé avec le début d''une série d''attaques contre la police, l''armée et des cibles civiles au Kenya. Perpétrées à l''aide de grenades ou d''engins explosifs improvisés, elles ont été imputées, par les autorités kényanes, à des sympathisants shebabs.

« ''En réponse, des membres des forces de sécurité se sont rendus responsables de viols, de passages à tabac, de pillage et d''arrestations arbitraires de civils, a poursuivi HRW. La répression vise largement les réfugiés somaliens et les Kényans d''ethnie somali, mais des résidents d''autres groupes ethniques dans la province du Nord-Est ont aussi été touchés ».

La province du Nord-Est abrite le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde : Dadaab. Quelque 46 000 Somaliens, qui fuient la faim et la guerre civile qui ravage leur pays depuis vingt ans, y vivent aujourd''hui.

Sources : Le Monde.fr &amp AFP

Le Monde.fr & AFP

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