Jean-Claude de L’Estrac : «L’histoire est écrite pour être racontée et non pour prouver»

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Lancement du livre de Jean-Claude de L’Estrac, ce jeudi 10 décembre à La Batisse, à l’hôtel Le Suffren à Port-Louis.

Ce livre retrace l’histoire politique post indépendance de 1968 à 1982. «Passions Politiques Maurice 1968–1982» publié aux Editions Le Printemps, est le quatrième livre du directeur exécutif de la Sentinelle, et le troisième tome d’une trilogie, après la parution de «Mauriciens enfants de mille races», et «Mauriciens enfants de mille combats» lancé respectivement le 10 novembre 2004 et et le 7 décembre 2005» qui devinrent très vite deux des rares best sellers locaux. L’auteur, dira le président Cassam Uteem, «nous fait vivre les premiers pas d’un état indépendant et libre mais dans le doute et l’illusion, le désespoir et la douleur».

«Cette version finale n’est pas seulement le fruit d’un projet plus murit mais s’est enrichi des éléments qui proviennent de documents des archives de la Grande-Bretagne tenus jusque-là, secrets et qui viennent jeter une lumière nouvelle sur les événements tel les émeutes de janvier 1968 qui firent des dizaines de morts et de l’excision de l’archipel des Chagos avant notre indépendance où tout un peuple fut expulsé de ses terres» ajoute Cassam Uteem.&nbsp&nbsp

L’ancien président, l’invité d’honneur de cet événement, dresse également un tableau élogieux pour son ami Jean-Claude de L’Estrac : «Un homme de passion, un homme de caractère entier, toujours catégorique et souvent intransigeant, quelqu’un qui ne cherche pas à plaire coûte que coûte, son intolérance affichée envers de l’amateurisme, il n’est pas étonnant qu’il soit craint, respecté et admiré sans être toujours aimé». Il rappelle également cette amitié franche et sincère et désintéressée qui les a unis dans les moments de gloire comme dans les moments douloureux.

Cassam Uteem rappellera également la tâche difficile qu’a eu l’auteur d’écrire et de raconter l’histoire contemporaine en étant observateur neutre et un principal acteur de cette tranche d’histoire. Le pari a été tenu, selon Cassam Uteem qui n’a pas manqué de rappeler quelques petites anecdotes.

Le Premier ministre, &nbspl''invité de marque n’a pas manqué de rappeler que la sortie d''un livre est un événement majeur dans l’histoire d’une société. Il a salué la confiance que lui a témoignée l’auteur dans une dédicace avant de dire : «le livre m’a impressionné. Je salue l’ampleur de sa documentation, sa faculté de mémoire et la finesse de sa plume». Navin Ramgoolam promet d’écrire pour tout dire quand il sera débarrassé de tout droit de réserve.

«Les première qualité d’un auteur c’est l’humilité et la modestie» rappelle-t-il. Le chef du gouvernement a rapporté un fait non évoqué dans le livre de Jean-Claude de L’Estrac, voulant lui aussi apporter un éclairage sur l’œuvre. Le Premier ministre a rappelé qu’il faudrait un vrai travail d’historien et une méthodologie sinon «nous risquons de nous perdre dans des approximations». Il a félicité l’auteur pour son livre en lui souhaitant tout le succès qu’il mérite avant de conclure.

Jean-Claude de L’Estrac, a pour sa part, rappelé que cette période de l’histoire a été douloureuse pour feu Sir Seewoossagur Ramgoolam, avant de saluer et remercier, le témoignage du respect de l’histoire et du culte de l’amitié du Premier ministre, exprimé à travers sa présence. L’auteur&nbsp de «Passions Politiques Maurice 1968–1982» n’a pas voulu faire de commentaire sur son dernier opus mais plutôt remercié tous ceux qui l’ont d’une manière ou d’une autre l’aidé à réaliser ce projet.

Jean-Claude de L’Estrac a voulu expliqué le sens de sa démarche. «Mon ambition dans ce troisième tome de l’histoire de Maurice reste de raconter Maurice aux Mauriciens. Raconter et non pas prouver quoique ce soit. Je reste fidèle à ce précepte : l’histoire est écrite pour raconter et non pour prouver. Je n’ai de cesse de rendre l’histoire aux Mauriciens depuis 40 ans», ajoutera-t-il sans manquer de rappeler la rigueur et l’éthique dont il a usé pour cet ouvrage.&nbsp

Ahmad Sulliman, directeur des Editions Le Printemps a pour sa part salué le courage de l’auteur qui a du avoir passé des nuits blanches à prendre des décisions au milieu de la nuit parce que «ce livre relate des faits jamais conté auparavant».

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