Jean-Claude de l’Estrac : « Il n’y a plus d’idéologies politiques à Maurice »

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L’éditorialiste de l’express explique au Quotidien de la Réunion qu''''il n’y a plus d’idéologie au sein de la classe politique mauricienne. D’autant plus que les trois principaux partis n’ont fait que s’allier pour le pouvoir durant ces trois dernières décennies.

Jean-Claude de l’Estrac, dans une interview accordée ce mercredi 7 septembre au Quotidien de la Réunion, à l’occasion de son passage à l’île sœur pour une conférence sur les Chagos, avance que depuis 30 ans, Maurice est dirigée par des formations de centre gauche.

Interrogé par le journaliste Frédéric Banc, il indique que ce manque d’idéologie se traduit sans doute par le fait que les alliances se font et se défont entre les trois principaux partis du pays.

« Même s’il existe des nuances, des différences de style entre les partis, des dosages plus ou moins importants de social, la stratégie économique est la même, ce qui conduit à une politique pratiquement semblable », explique le président du conseil d’administration du groupe La Sentinelle. Et d’ajouter que « le style de gouvernance peut être différent mais la stratégie politique est pratiquement la même ».

Malgré les turbulences, confie l’éditorialiste de l’express, la croissance est présente. Il fait aussi référence au mouvement des indignés de Facebook, estimant que c’est là les signes d’un ras-le-bol face au manque d’alternance.

« Il y a un certain frémissement en ce moment, mais je pense que ça ne va pas changer tout de suite, ça va mettre du temps. Regardez l’exemple du MMM créé à la fin des années 60 pou dénoncer la suprématie des partis politiques. Il lui a fallu dix ans pour accéder au pouvoir », fait ressortir Jean-Claude de l’Estrac.

Il explique que les Mauriciens sont portés par le changement, pas le bouleversement. Indiquant, par là même, que les dirigeants se font vieux, et qu’ils devront passer la main à la jeune génération. Sur la question de l’IIe République, il indique qu’un tel projet « pose plus de problèmes ».

Interrogé sur le fait qu’il sera appelé à remplacer Callixte d’Offray au secrétariat général de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean-Claude de l’Estrac explique qu’il faut attendre la fin de ce mois. Le temps que le conseil des ministres de la COI se réunisse pour décider de la question.

A la question de savoir s’il est candidat, il souligne que « le poste doit revenir à un Mauricien » et que « si l’opportunité se présentait, la boucle serait bouclée ». Il avoue que la COI piétine, qu’elle gère des projets importants pour la région et déplore que, cependant, son travail manque de visibilité.

Selon Jean-Claude de l’Estrac, la COI peut remplir un rôle plus important sur le plan politique. Comme la résolution de la crise malgache, par exemple. Sur le volet des Chagos, il explique que l''archipel a été vendu par Maurice à l’Angleterre et que la question du retour des natifs est celle des Anglo-britanniques.

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