Jayen Teeroovengadum quitte le MMM

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Après la démission de l’ex-président de l’aile jeune du parti, Ravi Gunnoo, la semaine dernière, c’est au tour de Jayen Teeroovengadum de soumettre sa démission de toutes les instances du MMM.

Il semblerait que le processus de rajeunissement entamé par le Mouvement Militant Mauricien (MMM), ces dernières semaines, ne plaît pas à tout le monde. Même qu’il soulève des frustrations chez ceux qui s’attendaient à un plus grand rôle au sein du parti.

«Le rajeunissement dont parle le leader n’est que cosmétique. Ce dernier a procédé à quelques nominations au sein de l’instance dirigeante. Mais quel est le pouvoir décisionnel de ces nominés? Le pouvoir reste entre les mains de la veille garde», explique Jayen Teeroovengadum, qui a aussi été ancien maire de Curepipe sous la bannière mauve.

Ce dernier, 35 ans et ancien enseignant du primaire, se dit très triste de devoir quitter le MMM mais explique qu’il s’est retrouvé dans une «confusion totale». Ce qui ne lui laisse d’autre choix que de prendre ses distances des mauves.

«J’estime que depuis quelques temps, le parti ne suit pas la ligne qui a toujours été la sienne. Peut-être qu’il y a un manque de communication entre la direction et la base, mais à mon niveau, il y a une incompréhension par rapport à la direction qu’a prise le parti. Je me demande même s’il y a une direction» avance t-il.

Tout comme Ravi Gunnoo, Jayen Teeroovengadum estime ne pas être le seul à se sentir mal à l’aise au sein du parti. Il prévoit que d’autres vont bientôt prendre la porte de sortie. «Aujourd’hui, il y a un vent contestataire qui se lève au MMM et c’est peut-être salutaire pour le parti» soutient l’ancien maire de Curepipe.

Quant à son avenir politique, l’ancien membre du MMM dit ne pas vouloir y penser maintenant. «Pour le moment, je redeviens un observateur mais je ne mets certainement pas fin à ma carrière politique», précise t-il. Cependant, il dit vouloir consacrer, dans l’immédiat, un peu plus de temps à sa famille et à son travail. «Il ne faut pas oublier qu’il y a deux autres grandes formations politiques qui ont marqué l’histoire du pays. Peut-être que c’est aussi le moment idéal pour la création d’une troisième force. Mais pour l’instant je n’ai ni le cœur ni la force à cela. On verra en temps et lieu» conclut-il.

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