Iran : Premières exécutions après les manifestations de juin dernier

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L''''Iran a exécuté, ce jeudi 28 janvier, par pendaison deux personnes condamnées pour des violences post-électorales après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin dernier.&nbsp

Il s''agit des premières exécutions effectives depuis la condamnation de onze personnes à la peine capitale après les événements de juin.

La contestation du scrutin dans la rue avait provoqué une violente répression et entrainé la crise la plus grave traversée par le régime islamique depuis son instauration en 1979.

D''autres manifestations ont eu lieu depuis juin, dont certaines à l''occasion de la fête de l''Achoura le 27 décembre, au cours desquelles huit personnes ont été tuées.

"A la suite des émeutes et des mesures anti-révolutionnaires de ces derniers mois, particulièrement le jour de l''Achoura, une branche du tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran a examiné le cas de plusieurs accusés et a prononcé un verdict d''exécution contre onze d''entre eux", rapporte Isna, l''agence officielle des étudiants.

"La sentence contre deux d''entre eux a été appliquée aujourd''hui à l''aube et les accusés ont été pendus", ajoute-t-elle précisant que le jugement avait été confirmé en appel et identifiant les deux exécutés comme étant Mohammad Reza Alizamani et Arash Rahmanipour.

"La sentence pour les neuf autres accusés (...) est toujours en appel pour confirmation. Des mesures seront prises pour appliquer la sentence", écrit encore l''agence.

Les accusés étaient notamment poursuivis pour appartenance à des organisations anti-révolutionnaires, y compris une association monarchiste, indique Isna.

Des appels à la manifestation par l''opposition ont été lancés ces derniers jours sur internet pour le 11 février, à l''occasion du 31e anniversaire de la révolution islamique.

Dans une interview au Financial Times publiée jeudi, Mehdi Karoubi, l''une des figures de l''opposition, prédit que Mahmoud Ahmadinejad ne finira pas son second mandat de quatre ans.

"Compte tenu des problèmes économiques et politiques, et sans parler d''une politique extérieure controversée, je suis personnellement convaincu que M. Ahmadinejad ne pourra pas terminer son mandat", dit-il.

Karoubi, arrivé quatrième du scrutin présidentiel, estime que le populisme d''Ahmadinejad a "tellement affaibli" l''Iran que la population ne pourra plus accepter très longtemps le chômage et l''inflation.

Certaines options existent, juge-t-il, comme le limogeage d''Ahmadinejad, la limitation de ses prérogatives ou encore un remaniement du gouvernement.

"Mais, connaissant l''homme, je suis persuadé qu''il ne changera pas de comportement", conclut Mehdi Karoubi.

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