Irak : Des attentats font 22 morts

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Des attentats à la voiture piégée ont fait au moins 22 morts ,le lundi 8 novembre, dans trois villes du sud de l''''Irak à majorité chiite, tandis que les mouvements politiques du pays étaient réunis pour tenter de surmonter huit mois de désaccords sur la formation d''un nouveau gouvernement.&nbsp

Douze personnes au moins ont été tuées et 30 autres blessées par l''explosion d''un véhicule dans le centre pétrolier de Bassorah, a-t-on rapporté de source militaire. La déflagration s''est produite dans une rue passante bordée de restaurants, de cafés et de boutiques dans le quartier de Kibla.

Plus tôt dans la journée, un attentat similaire avait fait sept morts, dont quatre pèlerins iraniens, et 34 blessés, à l''une des entrées de Kerbala, ville abritant deux des principaux sanctuaires de l''islam chiite, a déclaré Mohamed al Moussaoui, président du conseil de la province du même nom.

"Il s''agissait d''une voiture piégée. Des pèlerins iraniens se trouvaient dans le secteur. Ils étaient visés", a-t-il dit.
A Nadjaf, autre haut lieu du chiisme, trois personnes ont été tuées et dix autres blessées dans les mêmes circonstances à proximité d''autocars qui acheminaient des pèlerins iraniens au mausolée de l''imam Ali, selon un représentant des services médicaux de la ville.

Une source policière a fait état de cinq morts et de seize blessés en ajoutant que la plupart des victimes étaient iraniennes. Un autre responsable des services de santé de Nadjaf a avancé un bilan de huit morts - dont trois Iraniens - et 19 blessés dont sept Iraniens.

Les chiites iraniens qui se rendent en grand nombre sur les lieux saints chiites d''Irak depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003 comptent parmi les cibles privilégiées des sunnites d''Al Qaïda, qui les considèrent comme des apostats.
Les factions politiques irakiennes se sont réunies lundi dans la capitale de la région kurde (nord) pour tenter de sortir de l''impasse où se trouvent les tentatives de formation d''un nouveau gouvernement depuis les législatives de mars.

Le Premier ministre sortant, le chiite Nouri al Maliki, semble en voie d''obtenir un second mandat mais peine à obtenir l''adhésion des dirigeants d''Irakia, bloc multiconfessionnel soutenu par les sunnites.

Maliki et le chef du bloc Irakia, l''ex-Premier ministre Iyad Allaoui, rivalisent pour le pouvoir sur fond d''intensification des attaques souvent dévastatrices lancées par des insurgés. Les troupes américaines réduisent leurs effectifs en Irak avant un retrait final prévu l''an prochain.

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