International AIDS Candlelight Memorial : Nu Tou Solider

Avec le soutien de

Trente ans déjà que le monde se réunit pour rendre hommage à ceux qui sont décédés des suites de maladies liées au VIH. Cette année, l’événement aura pour thème En Solidarité (Nu tou Solider) et se tiendra le dimanche 19 mai, aux quatre coins du monde. A Maurice, plusieurs activités sont prévues (voir le calendrier ci-dessous).

Environ 33 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. L’on en compte 5 577 à Maurice. Lutter contre la maladie peut être un combat plus facile à mener sans les préjugés, la stigmatisation et la discrimination. L’International AIDS Candlelight Memorial est un moyen, pour les personnes porteuses du virus, de dire «Arrêtez ! Vous nous faites du mal ! C’est encore plus dur de faire face à votre regard que de lutter contre la maladie».

Celles-ci remercient le personnel de la santé publique qui, avec le peu de moyen mis à sa disposition, essaie de soulager les malades, mais aussi les volontaires qui s’engagent et militent par humanité, par amour.

L’International AIDS Candlelight Memorial est un événement social visant à créer un esprit collectif de soutien et de partage, et à contribuer à la conscientisation.

Venez nombreux à cette journée d’activités, venez allumer une bougie pour faire bloc.


AU PROGRAMME :

Outre l’activité principale prévue le dimanche 19 mai à 18h sur le terrain de foot de Petite Rivière Noire, plusieurs activités ont été prévues par diverses organisations un peu partout à Maurice :

 Rivière Noire:

1. Association ETINSEL: vendredi 17 mai, 18h

Lieu: Terrain Pétanque, dans le Centre de Rivière Noire

2. LEAD, ASSOCIATION ZANFAN EMBA PIE, GROUPE ETINSEL, UNDP, ENL FOUNDATION, VILLAGE COUNCIL PETITE RIVIERE NOIRE: dimanche 19 mai, 18h

Lieu:Terrain Football, Route Royale

 Petite Rivière:

3. Lakaz A - SEL: dimanche 19 mai

Lieu : Foyer Fiat

 GRNW:

4. Association DEMO ACT: samedi 18 mai, 19h

Lieu: Résidence Sir Gaëtan Duval

 Bois-Marchand, Terre Rouge:

5. Association des Eclaireurs: dimanche 19 mai, 19h

 Baie du Tombeau:

6. SIDATAK: dimanche 26 mai

 Pailles:

7. ELAN: jeudi 16 mai, 19h

 Lieu: Cité Jonction

 St Pierre:

8. ENL Foundation: vendredi 17 mai

Lieu: Head Office ENL Foundation

9. Zen Renaissance: vendredi 17 mai, 19h

Lieu: Cité Ste Catherine

 Rose-Hill:

10. L.E.A.D et Tibaz - Espace Santé Jeunes : mercredi 15 mai, 18h à 20h

Lieu: Tibaz

11. VIVRE +: dimanche 19 mai, 18h

Lieu: La cour du Plaza

 Beau-Bassin:

12. ESPOIR REVIVRE: samedi 18 mai, 18h

Lieu: CENTRE OF LEARNING, Barkly

 Curepipe:

13. Curepipe Starlight, dimanche 19 mai

 Lieu: Siège Social, Curepipe Starlight

 Cité Mangalkhan, Floréal:

14. AILES: dimanche 19 mai, 18h

Lieu: Devant les loges de Mangalkhan

 Cité Richelieu:

15. Chrysalide: dimanche 19 mai, 17h à 19h

 L'Escalier:

16. PILS et le centre L'Oasis Nu L'Espwar: jeudi 16 mai, 13h à 15h30

Lieu: Siège du Centre L'Oasis Nu L'Espwar

 Pamplemousses:

17. Centre de Solidarité: dimanche 19 mai, 16h

Lieu: Centre Social

Pointe aux Piments:

18. Association pour le Bien-Etre des Habitants de Pointe aux Piments: dimanche 19 mai


TEMOIGNAGE

Sébastien:  «Mon papa est séropositif »

C’est à 16 ans que la vie de ce jeune soldat de la Special Mobile Force (SMF) a été bouleversée. Il apprend, alors, que son père, un toxicomane, a été contaminé par le VIH-Sida. Sébastien qui est très actif dans le social et qui participe, régulièrement, à des campagnes de sensibilisation concernant le VIH-sida n’est pas pris de court. Sa famille et lui réagissent avec courage, ils prennent le taureau par les cornes et continuent à vivre vie le plus normalement tout en aidant leur proche à se sortir de l’enfer de la drogue.

Devenir soldat c’était son rêve de petit garçon. Cette envie s’est renforcée après les émeutes qui ont suivi, en 1999, la mort du chanteur Kaya en détention. « J’habitais Roches-Bois à l’époque. J’ai vu toutes ces personnes se battre pour la vérité et la justice et mon désir d’être un militaire s’est renforcé ». Sébastien est aujourd’hui un soldat de la Special Mobile Force (SMF). Il n’a ni peur ni honte de dire que son père est séropositif.

 Le chef de famille a la chance de vivre parmi les siens. Ils vivent tous dans la même maison comme une famille normale. « Je bois dans le verre de mon père, on se parle, on s’embrasse. Nous savons que le virus ne se transmet pas par le toucher mais seulement par les relations sexuelles non protégés, la transmission de sang et de la mère à l’enfant pendant la grossesse. La seule chose à laquelle nous faisons très attention c’est à l’hygiène dans la maison ». Le père de Sébastien a un abcès au pied. La plaie ne se referme pas et peut s’infecter, l’homme s’occupe lui-même de faire ses pansements. Toute la maisonnée milite afin qu’il n’y ait pas un grain de poussière qui pourrait se poser sur la plaie béante.

 L’homme a maigri mais il ne va pas plus mal que ça car il respecte son traitement. « Le virus du sida attaque les défenses immunitaire et s’il ne prend pas ses antirétroviraux, il sera très souvent malade et son corps ne pourra pas se défendre. »

Pour Sébastien, les campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour que les jeunes prennent conscience des risques qu’ils prennent en ne faisant pas plus attention. Parler du sida devrait être, selon lui, aussi normal que de parler d’une grippe : « Personne ne veut être contaminé par le VIH-Sida. Il ne faut pas condamner ceux qui ont la malchance de l’être. Il ne faut pas oublier que malgré leur séropositivité ce sont des êtres humains qui ont besoin d’aide et de considération. Il ne faut plus se dire que ce sont les personnes qui mènent une mauvaise vie qui sont contaminés par ce virus. Les risques sont pour tout le monde. Le bébé qui nait avec le sida, par exemple. Quel genre de vie a-t-il vécu ? »

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