Inondations: Port-Louis accuse le gouvernement d’avoir couvert les canaux sans son aval

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La polémique sur les raisons des inondations du 30 mars n’est pas prête à se désenfler. La mairie de Port-Louis rappelle qu’en octobre 1999, elle avait servi une mise en demeure au gouvernement contre les travaux au Ruisseau du Pouce et la Butte-au-Thonnier.
 
 
La mairie de Port-Louis avait vivement protesté auprès du ministère de l’Environnement en 1999 contre le projet des autorités de couvrir plusieurs grands canaux de Port-Louis. Le 8 octobre, elle avait servi une mise en demeure au Central Tender Board et au ministère de l’Environnement pour faire stopper ce projet.
 
 
«Le projet a été néanmoins maintenu avec les résultats que nous déplorons tous aujourd’hui,» regrette le lord-maire, Aslam Hossenally qui réplique en même temps au ministre des Infrastructures Publiques, Anil Bachoo. Ce dernier a critiqué, mardi 9 avril, à l’Assemblée, la mairie de Port-Louis, après les inondations meurtrières du 30 mars dans la capitale.
 
 
Pour la mairie, la faute revient avant tout au gouvernement. «Je suis formel que ceux qui ont réalisé ces travaux portent une lourde responsabilité sur ce qui s’est passé le 30 mars,» insiste Aslam Hossenally. Le lord-maire et les techniciens de la municipalité de Port-Louis ont effectué de nouvelles visites, mardi 9 avril, sur plusieurs sites de la capitale durement affectés par les inondations.
 
 
«Ce que nous avons vu est incroyable. Non seulement, le gouvernement a couvert les canaux, mais il a fait placer des pilotis au milieu de ces canaux. Ce qui a considérablement restreint la circulation normale des eaux ce jour-là. Je me demande comment on va faire pour y remédier maintenant. Ils sont bouchés. Pour y accéder il faut marcher à quatre pattes,» critique le lord-maire.
 
 
Des ouvriers de la Road Development Authority défonçaient, encore, hier soir, à la Rue Volcy Pougnet, des ouvertures pour permettre l’écoulement de l’eau de la chaussée dans le canal qui longe cette rue. Les passages étaient si petits qu’ils étaient pour la plupart obstrués.
 
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