Inondations du 30 mars : un front commun constitué pour réclamer des indemnités

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Cela fait six mois, jour pour jour, que Port-Louis a été secoué par les inondations ayant causé la mort de 11 personnes. Les familles de celles-ci ont d’ailleurs procédé à un dépôt de gerbes au Caudan, ce matin, lundi 30 septembre. Tandis qu’un front commun a été constitué pour accélérer les demandes d’indemnisation.

Elles exigent des comptes. Et veulent des indemnisations de l’Etat depuis les inondations du 30 mars dernier à Port-Louis qui ont fait 11 morts. Ces familles de six victimes qui ont péri lors de cette catastrophe déplorent notamment le silence des autorités. Silence depuis maintenant six mois… Alors qu’un dépôt de gerbes a lieu, ce matin lundi 30 septembre, devant la stèle du Caudan pour marquer ces six mois de la disparition subite des victimes.

Les familles de celles-ci se sont aussi constituées en un front commun pour accroître la vitesse des démarches.  Allan Wright, qui a lui perdu son fils Jeffrey et sa femme Sylvia lors des inondations, déplore jusqu’ici le silence de la State Property Development Company (SPDC) Ltd. Il avait, dans une correspondance en date du 25 août adressée au Chief Executive Officer de la SPDC demandé à ce que les «snacks» qui opèrent dans le tunnel soient délocalisés car «ils ne sont pas à l’abri d’une autre catastrophe naturelle». Il réclamait également des dommages de Rs 20 millions à la SPDC et demandé que Rs 500 000 soient remboursées aux propriétaires des trois snacks qui ont fait les frais des inondations.

Ce n’est que le 12 septembre dernier qu’il a simplement reçu une lettre de la SPDC, signé par un comptable, l’informant que sa correspondance avait bien été reçue sans pour autant mentionner si des démarches seront entreprises. «La compagnie aurait dû, de son plein gré, prendre les actions nécessaires. Or, tout ce que je reçois c’est un acknowledgement receipt», déplore l’ancien maire de Curepipe.

D’où sa conviction que la mise sur pied d’un front commun devrait faire avancer les choses. «On mettra la pression sur la SPDC jusqu’à ce qu’il nous réponde. Et lorsque ce sera fait, on décidera de la marche à suivre», indique Allan Wright.

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