Infinity : Quand Nita Deerpalsing et l’opposition font cause commune au Parlement

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Lors de la séance parlementaire du mardi 29 mars, l’Opposition a bombardé le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, de questions sur l’aide financière allouée par le gouvernement au centre d’appels. La députée Nita Deerpalsing (Photo)&nbsp est aussi intervenue pour pointer du doigt le secrétaire financier et le comité qui devait veiller à ce que l’argent octroyé soit bien utilisé.

La question parlementaire adressée par le député de l’Opposition, Kee Cheong Li Kwong Wing, au ministre des Finances, Pravind Jugnauth, sur l’aide financière accordée par l’Etat à Infinity BPO a suscité des débats enflammés à l’Assemblée nationale, le mardi 29 mars.

Le porte-parole de la commission économique du Mouvement Militant Mauricien (MMM) a demandé au Grand Argentier, des précisions quant à l’argent déboursé par l’Etat, notamment, sous l’Economic Restructuring and Competitiveness Programme (ERCP).

Sous ce programme, l’Etat a alloué Rs 340 M au centre d’appels. C’est ce qu’indique Pravind Jugnauth. Il fait aussi ressortir qu’un comité a étudié le cas de BPO avant de valider sa demande de financement. A la question de Kee Cheong Li Kwong Wing l’utilisation de cet argent et si cela a amélioré la situation du centre d’appel, le ministre des Finances est resté vague. «Une enquête policière est en cours, je suis certain que lorsqu’elle sera terminée, nous en saurons plus», soutient-il. De surcroît, il a tenu à souligner que parfois, malgré l’aide financière accordée, certaines entreprises ne parviennent pas à se sortir du gouffre.

Mais les questions-réponses sur Infinity BPO ne se sont pas arrêtées là. La députée rouge Nita Deerpalsing a en profité pour affirmer que selon elle, le comité mentionné par Pravind Jugnauth a failli à sa tâche de veiller à ce qu’Infinity BPO utilise judicieusement l’argent alloué. Selon elle, c’est le secrétaire financier au ministère des Finances qui est fautif car c’est lui qui est responsable de l’octroi des fonds publics. Elle a aussi rappelé que l’ERCP est donné aux entreprises pour sauvegarder l’emploi. Elle réclame que le secrétaire financier et le comité répondent également de la situation.

Nita Deerpalsing a réveillé tout le Parlement pendant son intervention, il y avait de la colère dans sa voix. Les membres de l’opposition étaient surpris, mais ravis et ont soutenu la parlementaire travailliste. Face à cette levée de boucliers, Pravind Jugnauth, qui semblait déconcerté, s’est contenté de réitérer qu’une enquête est en cours et que les conclusions sur cette affaire seront bientôt connues.

Le ministre des Finances n’est pas le seul à avoir eu chaud lors de la session parlementaire du mardi 29 mars. La ministre de l’Egalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Sheila Bappoo, a aussi eu un moment difficile, suite à une question posée par la députée de l’Opposition, Lysie Ribot, concernant le nombre de garderies ou «child day care centres» enregistrés, non-enregistrés et les critères d’enregistrement.

La ministre a révélé qu’il y a un manque d’effectifs pour contrôler les garderies. Le ministère compte six officiers pour 246 garderies. De ces 246, 109 sont enregistrées, 48 opèrent avec des licences provisoires et 89 ne sont pas enregistrées. Elle explique que malgré l’effectif limité dont elle dispose, le maximum est fait pour vérifier la conformité aux critères pour l’enregistrement. Les officiers rencontrent aussi régulièrement que possible les gérants des garderies.

Sheila Bappoo a également indiqué qu’il faut être un professionnel qualifié de la petite enfance pour pouvoir opérer dans ce domaine. Sondée à maintes reprises, notamment par le leader de l’Opposition ainsi que les députés Steeve Obeegadoo et Lysie Ribot s’agissant des qualifications nécessaires, elle a expliqué patiemment que le gérant doit être titulaire d’un Diploma in Early Childhood et les caregivers, d’un Certificate in Early Childhood.

Plusieurs institutions assurent les formations pour obtenir ces qualifications, dont le Mauritius Institute of Education (MIE) ET le Charles Telfair Institute. A une question de Paul Bérenger sur procédures à suivre pour enregistrer des plaintes, la ministre a révélé qu’il n’en existe pas pour l’instant, mais qu’elle est en faveur de la mise en place de telles procédures.

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