Industrie sucrière : Mise en garde syndicale à la présidence du National Remuneration Board

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Les deux dernières réunions du National Remuneration Board (NRB) ont été renvoyées sans explication. La General Trade Union Federation (GTUF) soutient que la présidence du NRB est en train de céder à la pression patronale.

Après avoir établi un calendrier de travail étalé sur quatorze semaines et s’étendant jusqu’au 19 mai prochain pour entendre les arguments des deux parties sur les revendications syndicales, la NRB a finalement renvoyé les deux dernières réunions. Celle du 24 février dernier et celle qui devait se tenir ce jeudi 3 mars.

La GTUF a tenu une conférence de presse dans l’après-midi du jeudi 3 mars pour dénoncer cette situation qualifiée de «très grave».

Le calendrier de travail avait été fixé par le NRB lors de la première réunion le 27 janvier dernier. Les auditions du NRB concernent les 21 points restés en litige restés lors de la signature de l’accord entre la MSPA et la Plateforme syndicale de l’Industrie sucrière, le 5 août 2010.

Le secrétaire de la GTUF et président de la Sugar Industry Labourers Union (SILU), Devanand Ramjuttun, estime que la situation est très grave. Ces auditions sont présidées par le vice-président du NRB, Rajpalsing Algoo lui-même un ancien syndicaliste du secteur sucre.

En effet, la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) et la Mauritius Employers Federation (MEF) contestent la légalité des ces auditions.
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«Déjà lors de la dernière réunion du 17 février, le vice-président avait tenté de suspendre les auditions à cause de la pression exercée par la MSPA et la MEF pour que la NRB ne se penche pas sur les 21 points de litige. C’est le ministre Mohamed, un homme de loi de profession, qui a référé ces 21 points au NRB», fait ressortir Devanand Ranjuttun.

Il soutient que les deux associations patronales essayent de «saboter» le travail du NRB. Il met en garde le NRB et le ministère du Travail contre toute tentative de se plier à la volonté du patronat.

«Il ne faut pas céder d’une quelconque manière à ce type de sabotage. Le NRB devra entendre les dépositions sur les 21 points de litige et à la fin il lui faudra soumettre ses recommandations selon les provisions de la loi », martèle le président de la SILU et secrétaire de la GTUF.

Le syndicaliste, également négociateur de la plateforme syndicale de l’Industrie sucrière, ajoute qu’il est hors de question de revenir sur la décision du ministre de référer cette affaire au NRB.

«Si jamais le NRB cède à la pression patronale, le Joint Negociating Panel de l’Industrie sucrière organisera une grande manifestation devant les locaux de cette institution», prévient Devanand Ramjuttun.


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