Ils bravent le danger au Soudan, au Kosovo et à Haïti

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Il y&nbsp a 19 jours, Patrick Hein, son épouse, Teeluck Bhuwanee, Judy Patricia Dacruz et Boyraj Lutchmun étaient de parfaits inconnus. Le tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier, les a propulsés sur le devant de la scène.

Ces Mauriciens ont tous un point commun. Ils ont été engagés en Haïti soit par les Nations Unies ou par l’un des organismes qui lui sont associés dont l’UNESCO et l’Organisation Internationale de la Migration. L’implication des Mauriciens dans des missions de l’ONU dans des zones à risque est une pratique courante. Adish Maudho, Navin Mohess et Clifford Georges parlent de leur expérience au Soudan, en Haïti et au Kosovo.

&nbspAdish Maudho, au milieu des déplacés du Soudan

Une expérience inoubliable. C’est ce qu’a vécu Adish Maudho dans le Sud du Soudan lors des conflits armés qui ont frappé ce pays. C’est un stage au sein de l’United Nations Operational Satellite Applications Programme (UNOSAT) à Genève, qui va mener Adish Maudho au Soudan. Après des études à la Réunion, Adish met le cap sur la Suisse afin de se spécialiser dans des systèmes d’information géographique, cartographique avec l’aide des images satellitaires. En fait, l’UNOSAT a été créé pour faciliter l’accès des pays du monde, y compris les pays en voie de&nbsp développement, à l’imagerie géographique. La mission d’Adish : mettre sur pied une unité d’information géographique.

Mais elle était loin d’être une partie de plaisir. Avec l’aide de l’Organisation internationale de migration, le gouvernement s’est certes engagé dans un vaste programme de rapatriement des millions de déplacés, victime des conflits armés qui ont frappé le sud mais le pays n’était pas totalement sécurisé. C’est ainsi qu’Adish raconte s’être retrouvé dans situations embarrassantes « comme croiser des enfants soldats portant des fusils plus hauts qu’eux ou parlementer avec des hommes armés qui exigent le droit d’être véhiculés dans des voitures officielles ». Mais en dépit des risques de cette mission, cette expérience restera gravée dans la mémoire d’Adish.&nbsp&nbsp

Navin Mohess en Haïti

Le Haïti d’avant le tremblement de terre du 12 janvier dernier, l’inspecteur Navin Mohess l’a bien connu. C’était en 2004. Le pays venait de sortir d’une crise sans précédent. En février 2004, un conflit armé surgit dans la ville de Gonaïves. Les combats vont gagner les autres villes du pays. La situation débouche sur la démission du président Jean Bertrand Aristide.

Le 29 février, le représentant d’Haïti à l’ONU présente une demande pour l’intervention des contingents internationaux dans son pays. C’est ainsi que naît la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Ce qui implique, entre autres, la réforme de la police haïtienne. C’est dans ce contexte que l’inspecteur Mohess s’est retrouvé dans ce pays. Il faisait partie du contingent mauricien de l’ONU.

Il est alors officier de la brigade anti-drogue et anti-contrebande, et il est aussi nommé Technical Adviser dans le cadre de la réforme de la police haïtienne. « La drogue est un des fléaux auxquels le pays était confronté à l’époque. Le début était difficile mais avec la formation qu’on a reçue, on a pu mener à bien notre mission. »

Clifford Georges, en sandwich entre Albanais et Serbes

De toutes les dates mémorables des moments éprouvants de son métier de policier,&nbsp Clifford Georges, instructeur à l’école de formation de la police de Beau-Bassin, n’oubliera pas de sitôt les 17 et 18 mars 2004. Nous sommes au Kosovo, pays enclavé de l’ex-république de la Yougoslavie de Tito. Clifford a rejoint un contingent des Casques Bleu engagés dans un programme de pacification du Kosovo après les&nbsp conflits interethniques qui ont vu la déportation par des Serbes de plus d’un million d’Albanais.

Mais en mars 2004, la situation s’est dégradée. « Un collègue d’une autre équipe a été blessé. Si la mission avait été confiée à la nôtre, ç’aurait pu être moi. » Qu’à cela ne tienne, Clifford Georges est heureux d’avoir partagé sa compétence dans les postes de police de&nbsp Gjilane et ses stations subsidiaires, dans des écoles de formation de la police.

Il garde un bon souvenir du village serbe où il résidait, de sa rencontre avec des familles albanaises et les membres d’une congrégation tous heureux d’apprendre que Roche-Bois accueille un couvent de Mère Téresa, d’origine albanaise. « Cette mission m’a permis de mesurer l’importance des forces de maintien de la paix dans une zone de conflit. »

Lisez l’intégralité de cet article dans l’express dimanche du 31 janvier 2010

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