Ian Furneau : Le pro qui transpire la simplicité

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Son sérieux, sa maturité sur le terrain contrastent avec la totale décontraction le caractérisant en dehors du périmètre de jeu. Dès lors, pour Ian Furneau, les choses deviennent plus «légères»…

Tout ou presque est abordé avec simplicité. Donnant, par moments, cette impression que ce qui est qualifié d’important se situe, pour lui, sur une ligne horizontale, sans niveau inférieur ou supérieur. Pas de doute, son comportement, ses gestes, ses déplacements sur le terrain reflètent le volleyeur professionnel qu’il a été.

Par contre, sa manière d’être, sa personnalité et sa façon de s’exprimer est, pourrait-on dire, celles d’un adolescent. C’est peut-être, à bien y penser, un attachement à cette période particulière qui a été à la base de son entrée tardive dans le volley. Histoire de vivre, pleinement, sa vie d’adolescent !

« J’ai commencé le volley en 1998, à l’âge de 18 ans. Un début assez tardif, je l’admets. C’est en suivant l’exemple d’amis que je mesuis mis à jouer», explique-t-il surun air presque ludique.N’ayant jamais, auparavant,suivi la moindre formation,les deux années qu’ilpassera au sein d’une équipeformée entre copains, les United Brothers, suffirontà éveiller le talent qui sommeillaiten lui.

De là, les choses s’enchaînent. Très vite. Sans rien forcer, il est repéré par les dirigeants du club de Beau Vallon. Quelque temps plus tard, il connaîtra, avec cette formation, sa première expérience régionale en jouant le Coupe des Clubs Champions de l’océan Indien.

Ce premier passage dans les rangs de Beau Vallon permit, au fil des années, le mariage du talent et de l’expérience et une fois celui-ci effectué, le fruit de cette union séduisit le Français Jean-Michel Roche, alors Directeur technique national du volley seychellois.

Les frontières s’ouvrent, alors, pour Ian Furneau ! En 2007, il se retrouve sur un vol en direction de l’Hexagone, plus précisément du côté de Nice pour défendre les couleurs du Nice Volley-Ball, un club de ligue B.

« Structures parfaites » 

«Dès que je me suis mis au volley, mon objectif était d’aller jouer dans une ligue pro. D’une certaine manière, je l’avais atteint,mais le froid glacial dela France a failli tout compromettre. Quitter la chaleur tropicale ne fut pas une mince affaire.A un moment, je me suis même demandé : ‘Mais qu’est-ce que t’es venu faire ici’ ? Heureusement que mon ami Rodney Ah Kong était, aussi, de l’aventureet la présence d’un compatriote, dans des moments pareils, nepeut qu’être utile et encourageant».

Une fois le climat apprivoisé, le capitaine de la sélection seychelloise prit plaisir à savourer sa ‘réussite’ et réalise, en même temps, l’énorme différence qui existe entre une ligue pro et un championnat amateur. «En France, onte paie pour t’entraîner et pour jouer. Rien que pour ça. Tu n’as aucunement à t’inquiéter. L’organisation,les structures sont tout simplement parfaites». Qu’est-ce qui empêche le sport régional de se doter de telles structures ? «Franchement, je n’y ai pas pensé. Je ne sais pas», répond-il.

Six saisons ! C’est le temps qu’a duré l’aventure française. «Bilan, on a été deuxième dauphin une saison. Un statut qui nous avait donné notre passeport pour la Pro A. Notre passage dans cette ligue s’acheva par une dixième place. Une année, on avait aussi atteint la demi-finale de la Coupe de France. Chose qui n’était plus arrivée au club depuis un bon bout de temps…»

À la fin de cette sixième saison, Ian Furneau décide de ne pas renouveler son contrat avec le Nice Volley-Ball. «J’ai reçu des offres émanant d’autres clubs français mais je les ai refusées», affirme-t-il sans élaborer.

Après un bref séjour en Arabie Saoudite, où il défendit les couleurs du club Al Hilad, la chaleur tropicale et cette simplicité qui lui colle à la peau le font revenir sur sa terre natale. Pour y rejoindre, à nouveau, l’équipe de Beau Vallon.

Les affaires semblent avoir, aussi, contribué à ce retour, car Ian Furneau dirige une compagnie spécialisée dans la plomberie, et envisage d’élargir ses activités.

À 32 ans, Ian a fait ce qu’il voulait, côtoyer le haut niveau et est satisfait. Se définissant comme «simple et humble», le volleyeur a été marié à une Roumaine avant de divorcer. A-t-il des enfants ? Cette question le fait mettre en avant son côté rigolo : «Je ne sais pas. J’ai entendu dire que j’en ai, mais franchement, je ne les ai pas vus».Un homme décidément détonnant !

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