Hervé Aimé : « La municipalisation des villages pas pour demain »

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Hervé Aimé décortique les grandes lignes du Local Government Bill, qui a été présenté au Conseil des ministres vendredi dernier. Il indique que la municipalisation des villages ne sera pas d’actualité de sitôt, son budget initial de Rs 1.5 milliards ayant été ramené à Rs 225 millions.

Contexte économique oblige, la municipalisation des villages ne sera pas pour de sitôt. « Nous devons prendre en compte le contexte économique qui ne nous est guère favorable », a expliqué Hervé Aimé, le ministre des Collectivités locales, sur les ondes de Radio One ce mercredi 8 juin. Il n’abandonne, cependant, pas l’idée de la municipalisation qui se fera graduellement. « Nous pourrons, par exemple, procéder à la municipalisation des villages budget après budget », a-t-il précisé. Ce dernier a ainsi indiqué que le budget qui était destiné à municipaliser les villages est passé de Rs 1.5 milliards à Rs 225 millions.

Hervé Aimé a, encore une fois, tenu à défendre son idée de vouloir municipaliser les villages. Selon lui, la création de nouvelles villes ne pourra qu’être bénéfique aux citoyens. « Avec le concept de municipalisation, les villages auront de nouvelles facilités comme l’appréciation du prix des terres », a-t-il souligné.

Le Local Government Bill annonce également Port Mathurin comme un Village Council. Le projet de loi comprendra aussi le concept de « twin villages », qui concernera les districts suivants : Grand-Port/Savanne, Pamplemousses/Rivière du Rempart, ainsi que Moka/Flacq.

Hervé Aimé est aussi revenu longuement sur sa décision d’exclure les députés des élections municipales. Cette décision, selon le ministre, s’installe dans la logique du renouvellement de la classe politique. « L’idée d’interdire les députés de prendre part aux élections municipales est d’encourager les jeunes à entrer en politique », dit-il. Le ministre a indiqué que la génération actuelle est composée de jeunes compétents qui ont beaucoup à donner à la politique mauricienne.

« Ce sont toujours les mêmes personnes qui reviennent que ce soit sur les bancs de l’opposition ou sur les bancs du gouvernement, il nous faut donner la chance aux jeunes, il nous faut renouveler notre classe politique », a insisté le ministre Aimé. « Le temps où les politiciens se présentaient six à sept fois à des élections est maintenant révolu, il nous faut du sang neuf », a-t-il ajouté.

Le ministre a finalement fait part de son souhait de remettre le texte de loi aux membres de l’opposition, aux ONG, ainsi qu’aux journalistes, une fois que le projet de loi sera validé par le parquet.

Régis Finette, ancien ministre des Collectivités locales, estime, pour sa part, qu’exclure les députés des élections municipales pourra certainement porter préjudice à la compétence des municipalités.

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