Harish Boodhoo arrête temporairement ses meetings pour cause de maladie

Avec le soutien de

Harish Boodhoo met temporairement fin à sa campagne contre le gouvernement mais promet de reprendre son action bientôt. Il a tenu un rassemblement en face des Casernes centrales et a dénoncé de nombreuses carences dans l’administration de la police.

C’est devant quelques centaines de personnes qu’Harish Boodhoo a tenu son troisième rassemblement public à la rue Barracks en face du quartier-général de la Police à Port Louis, ce vendredi 25 mars. Il a annoncé qu’il allait être admis à l’hôpital en raison de l’aggravation de son état de santé.

Harish Boodhoo soutient qu’il tient toujours à poursuivre la série de meetings déjà annoncés et plus particulièrement celui prévu en face de l’ancienne clinique MedPoint. Il compte établir un nouveau calendrier de rassemblements publics à la fin de son hospitalisation.

Alors qu’il avait prévu de concentrer ses tirs sur les problèmes auxquels font face les policiers, l’ancien vice-Premier ministre a consacré une bonne partie de son intervention sur la déclaration de Navin Ramgoolam, lors de la séance parlementaire du mardi 22 mars.

Le chef du gouvernement a en effet laissé entendre, alors qu’il répondait à une question, que la Police avait des doutes sur la version de la victime. Harish Boodhoo estime que Navin Ramgoolam l’a attaqué alors qu’il n’était pas dans l’hémicycle et que le Speaker n’aurait pas du permettre cela. Il a, d’ailleurs, adressé une lettre à ce dernier pour attirer son attention sur ce fait.

Harish Boodhoo demande au Premier ministre de consigner une déposition s’il détient des preuves qui l’impliquerait, d’une manière ou d’une autre, dans l’incendie criminel qui a détruit deux véhicules à son domicile le 1er mars dernier.

Le politicien, qui se dit à la retraite a, comme à chacune de ses interventions publiques, fait une série d’allégations concernant Navin Ramgoolam et les membres de la famille Jugnauth. Il a également remis en question les qualités de médecin et d’homme de loi du Premier ministre.

En ce qu’il s’agit de la Police, Harish Boodhoo soutient que les policiers n’arrivent pas à faire leur travail convenablement à cause du manque de considération des autorités à leur égard. Il fustige le gouvernement qu’il rend responsable du manque de matériel dont souffrirait la force policière.

Il a aussi lancé un appel au Commissaire de Police pour qu’il ne «se laisse pas mener par le bout du nez» par les princes du jour. «Le Commissaire de Police occupe un poste protégé par la constitution», rappelle Harish Boodhoo.

Il affirme que si le Premier ministre et le Commissaire de Police ont activé l’exercice de promotion qu’attendaient les policiers depuis plus de deux ans, c’est parce qu’il a commencé à dénoncer cette situation dans ses meetings.

Au début de son intervention, Harish Boodhoo s’en est pris à Jean Suzanne «l’ami et le conseiller de Navin Ramgoolam» pour le non-paiement des salaires des employés d’Infinity BPO Ltd. Il a invité ceux présents à applaudir les grévistes de la faim qui poursuivront désormais leur mouvement de protestation devant la Cathédrale Saint-Louis, dans la capitale.&nbsp

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires