Harish Boodhoo : « S’il n’y a pas une bonne foule à mon meeting, j’arrête tout »

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Harish Boodhoo a obtenu l’autorisation des autorités pour tenir ses onze meetings de dénonciation. Il espère que le public se déplacera en masse pour le premier, prévu dans l’après-midi du vendredi 11 mars, non loin du Sun Trust, à Port-Louis. Au cas contraire, il annulera ses autres meetings.

Le ministère des Infrastructures Publiques et la police ont approuvé les onze meetings de dénonciation de Harish Boodhoo dans les lieux qu’il a choisis. Ces rassemblements&nbsp auront lieu du 11 au 20 mai prochain. Celui-ci convie donc «les Mauriciens de tous bords politiques, de toutes les couches sociales» et même ceux qui n’épousent pas sa vision, au premier de ces meetings, le vendredi 11 mars de 16h à 18h, non loin du Sun Trust Building, à Port-Louis. Il affirme que si le public ne répond pas présent en foule, il annulera les autres meetings qu’il a prévus. C’est l’annonce qu’il a faite lors d’un point de presse dans la capitale, ce mercredi 9 mars.

Car si Harish Boodhoo dit qu’il est prêt à aider la population à prendre son destin en main, celle-ci doit contribuer. «Ce n’est ni un chantage, ni une menace mais si je ne vois pas la foule lors de ce premier meeting, j’annule tous les autres et je retourne chez moi… Après tout, je suis libre de dire aux gens que je retourne chez moi parce que moi, je n’ai pas besoin de leurs votes», déclare-t-il.

Harish Boodhoo précise qu’il ne s’engage pas dans ces activités pour faire de la politique mais pour réveiller la population. «Je veux agir comme un pont, être un vérin pour réveiller ce peuple là… Il est comme un éléphant géant endormi. Cela prendra du temps pour le réveiller mais je pense qu’une fois qu’il le sera, cela prendra autant de temps pour qu’il se taise», soutient-il.

De plus, celui-ci fait ressortir qu’il n’a pas peur de s’exprimer haut et fort. «Je ne mets pas de préservatif sur ma langue quand je parle. Je parle sans peur et c’est pour cette raison que j’ai de nombreux ennemis», lâche-t-il.

Harish Boodhoo révèle qu’il subit une campagne de terreur et d’intimidation. Ce qu’il déplore par-dessus tout c’est que cette campagne touche ses proches. Il fait référence à l’incendie criminel de deux véhicules se trouvant dans sa cour dans la nuit du lundi 28 février au mardi 1er mars. Selon lui, le feu aurait pu se propager à sa maison et brûler les occupants. Même si la police enquête encore sur cet incendie, Harish Boodhoo dit qu’il reste convaincu que c’est la Voice of Hindu (VOH) qui en est le responsable.

Tous les meetings auront lieu les vendredis, de 16h à 18h. Celui du 18 mars est prévu à proximité de la Mauritius Broadcasting Corporation (MCB), sur l’autoroute de Réduit, pour «dénoncer la machine de propagande du gouvernement». Celui du 25 mars aura lieu devant les Line Barracks à Port-Louis, pour décrier «la partialité de la police et le manque de promotion depuis de deux ans». Celui du 1er avril sera tenu devant les locaux du ministère du Commerce, à Port-Louis, par rapport aux augmentations des prix de denrées de base.

Le meeting du 8 avril se déroulera devant la clinique MedPoint, à Phoenix. Harish Boodhoo veut mettre en exergue «le pillage des fonds publics». Celui du 15 avril se passera tout près de l’Air Mauritius Building et de la State Trading Corporation (STC) pour dénoncer «la fraude et le hedging». D’autres meetings sont fixés au 22 avril sur le chantier de Jin-Fei à Riche-Terre et le 29 avril devant le ministère du Travail, à Port-Louis. Aussi, le 6 mai près de l’ICAC à Mer Rouge, le 13 mai devant la Cour Suprême à Port-Louis et le 20 mai, devant le bureau du Premier ministre, dans la capitale.&nbsp

Pour Harish Boodhoo, ces meetings représentent sa dernière bataille.

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