Grève à Tropic Knits : Le représentant syndical menace d’alerter le client de l’usine

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La production de l’usine Tropic Knits à Réunion, Vacoas, est toujours paralysée, après huit jours de grève des travailleurs étrangers. Le représentant syndical de ces derniers, Fayzal Ally Beegun, menace, ce matin mardi 5 avril, d’alerter le principal client de cette usine, à savoir l’allemand S. Oliver, si la direction ne revoit pas à la hausse les salaires de ses ouvriers.

La tension monte à Tropic Knits. Malgré une réunion, hier, lundi, entre une cinquantaine de représentants des travailleurs étrangers et ceux de la direction de l’usine qui a duré plusieurs heures, aucun accord n’a été trouvé.

Sur les 700 travailleurs étrangers en grève depuis le 28 mars dernier, seuls 70 d’entre eux ont repris le travail, ce mardi 5 avril. Il s’agit surtout des employés du département Washing.

Les autres persistent et signent. Ils ne reprendront pas le travail si la direction refuse d’accéder à leur requête, à savoir, un retour à leur salaire mensuel, de Rs 9 000 à Rs 10 000. C’est le montant qu’ils touchaient à leurs débuts à Maurice deux ans de cela, et qui est retombé à Rs 4 500 pour certains et à Rs 6 000 pour d’autres, ces derniers temps.

La situation tournant au vinaigre, Fayzal Ally Beegun, président de la Textile Manufacturing and Allied Workers Union, pense écrire au client de Tropic Knits, S. Oliver en Allemagne, au cours de la journée d’aujourd’hui, afin que la direction prenne en considération les doléances des travailleurs étrangers.

«Ils ne demandent pas la mer à boire, mais seulement la garantie de recevoir le même salaire qu’à leurs débuts. En tant que syndicaliste responsable, si la voix des travailleurs n’est pas entendue, je n’ai d’autre choix que d’alerter les clients, et cela peu importe l’usine impliquée», a déclaré Fayzal Ally Beegun.

Ce dernier espère également que l’usine ne prendra ni des actions disciplinaires contre les grévistes ni n’aura recours à la déportation, car, dit-il, cela entachera l’image du pays et de la zone franche.

Par ailleurs, il demande au ministère du Travail de faire en sorte que les coordonnées de l’unité spéciale pour les travailleurs étrangers soient inscrites sur le contrat de travail de ces derniers, pour éviter ce genre de situation à l’avenir.

«Ces personnes ne savent pas qu’il existe une Special Workers Unit au ministère du Travail, pour leur doléances. C’est pourquoi le ministère concerné n’était pas au courant du problème à l’usine Tropic Knits de Réunion», a-t-il lancé.

Sollicité pour une réaction, le ministre du Travail, Shakeel Mohamed a tout simplement déclaré que ses officiers suivent cette affaire, mais que le contrat de ces étrangers stipule clairement qu’ils sont employés sur une base de «piece rate».
«Il est clair que s’il y a une baisse de commande, ils ne recevront pas le même salaire. C’est tout
», a-t-il dit. A la question de savoir si ces derniers risquent d’être déportés, Shakeel Mohamed répond : «Qu’ils continuent à négocier donc

Pour rappel, un cadre de la direction de l’usine de textile avait affirmé que la baisse du montant des salaires est la conséquence d’une baisse de production et qu’ils n’avaient rien changé au contrat de travail, ni aux conditions.
«La production pour le mois de mars était en baisse. Nous avons pris la décision de réajuster leurs salaires à Rs 7 000. Mais la condition prend effet uniquement s’ils reprennent leurs fonctions», avait expliqué un représentant de la direction de Tropic Knits de Réunion.

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