Gowressoo veut redynamiser les coopératives

Avec le soutien de

800 sociétés de coopératives sont actives à travers l’île, selon le ministre des coopératives Mahen Gowressoo.

Ces coopératives sont-elles cependant autonomes? Peuvent-elles fonctionner sans les béquilles gouvernementales? Pas encore… En effet, depuis que le secteur a connu une descente aux enfers avec l’émergence des supermarchés et autres grandes surfaces, le ministère essaye de faire revivre ce secteur tant bien que mal. Ceux qui veulent former une coopérative n’ont plus besoin d’être nombreux car, une loi votée en 2006, permet à un groupe de cinq personnes seulement de se constituer en coopératives et de recevoir les mêmes avantages que celles qui sont plus nombreuses.

«Cette loi facilite la tâche à ceux qui doivent trouver des membres pour faire partie d’une coopérative», explique, à cet effet, Mahen Gowressoo. Et avec cette loi, le ministère offre des formations dans différentes institutions, dont l’Université de Maurice, pour les entrepreneurs qui arrivent à se regrouper. D’autres facilités comme celles d’avoir des permis de manière plus flexible, des équipements et des business plans… leur sont offertes.

Le problème majeur est de trouver un marché permanent pour ces coopératives qui poussent comme des champignons mais qui ne durent pas vraiment longtemps. Pour Mahen Gowressoo, c’est simple: «Les foires mensuelles que nous organisons aideront ces coopératives à trouver un marché et à se faire des clients.»&nbsp

Mais ces marchés seront-ils permanents? C’est la question que se demandent tous ces entrepreneurs. Devina Ramgoolam, apicultrice et membre d’une coopérative de cinq femmes, donne son avis: «Heureusement que le ministère est là pour nous soutenir et faire écouler le miel que nous produisons. Nous dépendons beaucoup du ministère et de la SEHDA.» Elle confirme qu’elle mettra encore du temps avant de pouvoir se débrouiller sans l’aide des autorités.

L’objectif premier du ministère des Coopératives est d’arriver à un nombre de 1 500 coopératives solides et durables dans trois ans. Cela pourrait se faire en réactivant ces coopératives qui ne sont plus fonctionnelles et en créant d’autres. Malgré tout ce travail, les coopératives seront vraiment des bêtes sur pattes quand elles pourront déterminer un nouveau moyen de fonctionnement, sans le gouvernement, comme au bon vieux temps…

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