France : le gouvernement présente un plan d''austérité

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Le Premier ministre français, François Fillon (photo) a qualifié lundi soir de "justes" les efforts supplémentaires réclamés aux Français dans le cadre des mesures d''''équilibrage des finances publiques et a répondu aux critiques des socialistes en estimant qu''ils n''avaient "pas de leçon à donner au gouvernement" en la matière.

"La critique sur le fait que ces mesures frappent les plus modestes est une critique qui est polémique, politicienne et fausse puisque nous avons soigneusement protégé les minima sociaux, les retraites", s''est défendu le Premier ministre lors du 20H de TF1, après avoir présenté à la mi-journée un nouveau plan d''austérité de 18,6 milliards d''euros pour 2012-2013.

"S''agissant de la TVA, qui passe de 5,5% à 7%, nous avons évidemment protégé les produits de première nécessité, les produits alimentaires, l''énergie", a-t-il poursuivi, jugeant "parfaitement raisonnable" ce taux intermédiaire qui concerne la restauration, l''hôtellerie et les travaux du logement.

Répondant au PS, qui a dénoncé une "opération de mystification" du gouvernement, M. Fillon s''en est pris à la proposition socialiste de retour à la retraite à 60 ans, "ce qui, déjà dans une situation économique normale, est une mesure incompréhensible compte tenu de l''allongement de la durée de la vie".

Interrogé sur les conséquences de ce plan sur sa popularité, alors qu''il souhaite se présenter en juin 2012 aux législatives à Paris, le chef du gouvernement a assuré que ce n''était "vraiment pas (sa) préoccupation aujourd''hui".

"Je pense que ma conception de l''action publique, c''est de faire mon devoir", a-t-il esquivé. "Et aujourd''hui ce qui serait scandaleux, c''est que le gouvernement laisse les choses filer (...) nous n''en avons pas le droit."

Renvoyant aux "conséquences que les peuples subissent dans d''autres pays qui ont commis ces erreurs, qui ont été immobiles", il a trouvé que les décisions prises "sont vraiment à l''honneur du président de la République et du gouvernement".

Il a enfin juré ne pas être "obsédé" par les agences de notation, malgré la pression qu''elles exercent sur la France pour le maintien de son "triple A". "La question, c''est moins les agences de notation que le volume d''emprunt que nous fait depuis 30 ans", a relevé le Premier ministre. "Si nous n''avions pas une dette aussi lourde, nous n''aurions pas à être préoccupés par les agences de notation et par les marchés."&nbsp&nbsp

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