France-football: Jouanno exclut des poursuites mais tance la FFF

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La ministre des Sports, Chantal Jouanno, a exclu des poursuites judiciaires dans l''''affaire des quotas ethniques mais a estimé qu''il existait un problème de management à la Fédération française de football (FFF).

"Il n''y a pas lieu de saisir la justice pour infraction à la loi", a-t-elle dit mardi lors d''une conférence de presse après avoir reçu le rapport qu''elle avait diligenté auprès de trois inspecteurs du ministère.

La ministre des Sports (PHOTO) a estimé également que le sélectionneur de l''équipe de France, Laurent Blanc, ne saurait être taxé de racisme ou de discrimination, malgré sa présence en novembre dernier à une réunion de la Direction technique nationale (DTN) au cours de laquelle a été évoquée l''idée de quotas de sélection pour les jeunes joueurs binationaux. "Aucun fait ne permet de dire que Laurent Blanc cautionnerait des pratiques discriminatoires", a dit Chantal Jouanno.

L''affaire, révélée il y a dix jours par le site d''information sur internet Mediapart sur la base d''un enregistrement de la réunion, a provoqué une nouvelle onde de choc dans le football français, qui traverse une crise profonde après le fiasco des Bleus à la Coupe du monde l''an dernier. "Le monde du football et du sport est gravement déstabilisé par les révélations de Mediapart", a estimé Chantal Jouanno, en jugeant que "les commentaires ont fait autant de mal au moins que les faits eux-mêmes."

Estimant "maladroits et déplacés" certains propos tenus lors de la réunion de novembre&nbsp dernier, elle a déclaré que la question des jeunes joueurs binationaux choisissant d''opter pour un autre pays que la France constituait "un réel problème, accentué par le changement des règles de la Fifa en 2009."

A l''approche de la première Coupe du monde organisée en Afrique, la Fédération internationale avait autorisé les joueurs binationaux ayant joué pour une sélection nationale dans les équipes de jeunes à opter pour un autre pays à l''âge adulte. La ministre a souligné que 24 joueurs sur 60 issus récemment des centres de formation fédéraux avaient fait ce choix. "Le problème est réel mais la réponse de quotas mise en place est illégale", a-t-elle dit, en insistant sur le fait que cette idée avait été finalement écartée.

"Mon rôle n''est pas de couper des têtes", a-t-elle insisté, tout en critiquant le directeur technique national François Blaquart, qui a explicitement utilisé le mot quota lors de la réunion du 8 novembre. "Il s''agissait d''une réunion interne à la DTN et il n''a pas su en maîtriser les dérapages", a-t-elle dit. "Les paroles prononcées par le DTN sont regrettables. Il se devait de conduire ces débats avec exemplarité. Il appartient au Conseil fédéral de décider ou non de le garder à son poste."

(Source : Reuters)


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