Forum : le discours-programme sous la loupe de de l’Estrac, Chan Low et de Lincoln

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Pendant plus de deux heures lors d’un forum débat, ils ont apporté un éclairage sur les propositions du discours-programme qui a été présenté le lundi 16 avril par Monique Bellepeau, président par intérim.

La Jeune Chambre Internationale Port-Louis a organisé le mercredi 18 avril 2012 au siège de l’Alliance Française, Bell Village, un JCI Business Forum, consacré au discours-programme 2012-2015, lu deux jours auparavant par Monique Bellepeau, présidente par intérim.


Sont intervenus Jean-Claude de l’Estrac, prochain titulaire du poste de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, Jocelyn Chan Low, historien et doyen de la Faculté des études sociales et humaines à l’Université de Maurice, et Gérald Lincoln, Managing Partner de Ernst &amp Young, Maurice.

Pour Jean Claude de l’Estrac, la prorogation de l’Assemblée nationale, qui a débouché sur l’élaboration d’un discours-programme, a pour but principal de permettre à l’Alliance Parti Travailliste/Parti mauricien social démocrate, de placer au poste de vice-président de la Chambre, un membre issu de ses rangs. Il estime que le maintien d’un titulaire émanant des rangs du Mouvement socialiste militant (MSM) comporte un risque susceptible de potentiellement renverser la majorité actuelle.

Pour comprendre le discours-programme, Jean Claude de l’Estrac estime qu’il faut le soumettre « à un test de crédibilité ». Comme pour la promesse visant à accentuer le développement des infrastructures routières. Réaliste et franc, Jean Claude de l’Estrac s’interdit de croire qu’il est possible d’atteindre certains objectifs énoncés dans le discours-programme sans les changements fondamentaux et indispensables qui vont avec.

Contrairement à Jean-Claude de l’Estrac, Jocelyn Chan Low estime que l’on ne peut pas ignorer l’impact de certains facteurs politiques sur la décision du gouvernement d’opter pour un nouveau discours-programme. Il pense tout particulièrement aux tractations visant la reconstitution de l’Alliance MSM/MMM de l’an 2000 et la menace d’une démission éventuelle de sir Anerood Jugnauth pour prendre le leadership de cette alliance.

Il estime que les implications pour ce qui de la mise en place de certaines propositions d’ordre politique sont trop considérables pour croire que celles-ci relèvent du domaine du réel et du possible. Il cite entre autres, le projet de la réforme électorale.

A un moment, indique-t-il, on a évoqué le recours éventuel à un style présidentiel à la française. « Puis est venue l’idée de référendum en vue de sonder l’opinion publique pour de qui de l’élection du président par le biais du suffrage universel. Qui est mandaté pour démarrer le processus du référendum ? » Jocelyn Chan Low a qualifié ce discours programme de surréaliste.

Gérald Lincoln, nettement moins à l’aise dans l’analyse politique, fera une remarque qui donne à réfléchir. « Depuis ma jeunesse, j’ai vu les mêmes personnes. C’est regrettable et triste qu’il n’y a pas de renouveau ». Qu’à cela ne tienne, Gérard Lincoln a préféré porter son attention sur ce qui constitue un casse-tête tant pour le gouvernement que pour le secteur privé. Il s’agit de l’identification de ces facteurs susceptibles de permettre au pays d’améliorer ses chances d’accroître son taux de croissance. Gérald Lincoln estime que les possibilités de croissance potentielle se situent dans le secteur des services. Il lance un appel pour que l’île Maurice fasse la démonstration qu’elle s’engage résolument dans l’ouverture à l’économie internationale.

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