Filles-mères : Mission d’espoir à Rodrigues pour la Commission des Droits de l’homme

Avec le soutien de

Vidya Narayen (photo), vice-présidente de la Sex Discrimination Division de la Commission des Droits de l’homme, se dit impressionnée par le changement de mentalité des jeunes Rodriguais. A Rodrigues du 26 au 29 avril dernier, elle espère que sa mission dans l’île pourra contribuer à sauver la jeunesse rodriguaise ainsi que mauricienne.

Aux causeries, qu’elle a tenues avec les étudiants du Higher School Certificate (HSC) à Rodrigues, ainsi qu’avec des femmes de différentes associations, elle retient surtout une audience « très mûre et réfléchie». Aujourd’hui, c’est la perception qu’elle retient de la jeunesse rodriguaise.

« Je crois que le message passe. Aujourd’hui, les jeunes sont, certes, sexuellement actifs mais ce dont ils ont le plus besoin, c’est qu’on les aide. Il faut qu’on n’arrête d’étouffer la sexualité et faire comme ci ça ne devrait pas exister. Les jeunes sont de plus en plus intéressés au problème de filles-mères », souligne Vidya Narayen, ancienne juge de la Cour Suprême et actuellement vice-présidente de la Sex Discrimination Division de la Commission des Droits de l’homme.

Celle-ci, en voyage à Rodrigues, à la tête d’une délégation de la commission, a aussi demandé aux participants des différentes sessions qu’elle a animées de répandre, à leur tour, autour d’eux ce qu’ils ont appris.

A Rodrigues, ajoute-elle, qui comprend une population de quelque 30 000 habitants, tout le monde se connaît. La Sex Discrimination Division de la Commission Nationale des Droits Humains a, lors de sa récente mission dans l’île, pu atteindre quelque 500 personnes.

Le problème, dit-elle, c’est qu’on refuse d’accepter et de regarder la vérité en face. « Nos jeunes sont biologiquement des adultes et il faut les aider. A la Commission, notre objectif principal, ce n’est pas de référer une affaire en cour. Je ne m’arrête pas à ce que la loi dit, je mise beaucoup sur le social et les aspects négatifs qui peuvent hypothéquer le bonheur de la vie. Dans la plupart des cas, c’est la femme qui devient la victime. Il ne suffit pas de dire qu’on va assumer.&nbsp Si on a chois d’être parents, il est de notre devoir d’assumer jusqu’au bout », lâche-t-elle.


&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires