Feuille de route

Avec le soutien de

L''''application de la Feuille de route est pointée du doigt par l''entité censée observer la mise en œuvre. Celle-ci envisage d''émettre des propositions. La Feuille de route a encore du chemin à faire. Le Co¬mité de suivi de sa mise en œuvre (CSC) ne manque pas de relever des imperfections dans l''application des dispositions du document censé gérer la transition pour la sortie de crise.&nbsp « Beaucoup reste à faire », a constaté le docteur Péri Rasolondrainibe, président du CSC, en marge de la rencontre entre l''institution qu''il dirige et des membres du gouvernement, hier à Andrainarivo. « C''est le cas de la concrétisation des articles 16, 17, 20 et 45 », a-t-il poursuivi pour évoquer les mesures d''apaisement, dont la cessation des poursuites à l''encontre des membres de l''opposition, la liberté d''expression ou encore le retour de l''ancien président Marc Ravalomanana.

Le docteur Péri Rasolon¬drainibe concède que « des étapes ont été franchies, comme c''est le cas de la mise en place de la transition. » Il se pose des questions sur le respect de la neutralité du gouvernement, ainsi que celui des principes du consensus et de l''inclusion prônés par la Feuille de route. Il rappelle au passage le manque de moyens à la disposition du CSC, pour assurer sa mission.

Le président du CSC évoque ce constat comme étant des « points de convergence » des remarques des entités ou groupements que l''institution a consultés. « Il existe des écarts []]]par rapport à la Feuille de route] que nous allons mesurer et analyser, pour nous permettre d''apporter des correctifs, à savoir des propositions qui n''ont pas de force obligatoire », explique-t-il. « Mais il nous appartient de réagir pour sauver notre pays, ou rester les bras croisés pour le voir sombrer », affirme-t-il.

Le docteur Péri Rasolon¬drainibe évite de se prononcer sur le respect du calendrier, serré, face aux obstacles en suspens, avant les élections, prévues dans sept mois. Il promet d'' « accélérer » les ac¬tivités du CSC, tout en suggérant l''idée d''un « plan B » sans vouloir s''étaler sur cette possibilité.

Même le CSC n''est pas épargné par des problèmes dans la réalisation de sa mission. L''institution censée suivre et contrôler la mise en œuvre de la Feuille de route, n''a été mise en place qu''un an après la signature du document censé gérer la transition. Ses membres déplorent le « manque de moyens » pour réaliser leur mission.

La mouvance Ravaloma¬nana, dont les ministres étaient tous présents à la réunion d''Andrainarivo, se frotte les mains sur le constat du CSC. Mamy Rakotoa¬rivelo, président du Congrès et chef de délégation du groupe politique, venait de relever les problèmes liés à l''application des mesures d''apaisement et d''autres points dans la mise en œuvre de la Feuille de route lors de l''ouverture de la session parlementaire.

&nbspPouvoirs partagés
Andry Rajoelina, président de la transition, s''est déjà exprimé sur la question de consensus et d''inclusion, lors de son déplacement le 5 octobre à Toamasina. Il avait indiqué qu''« il n''existe pas autant de consensus et d''inclusion que maintenant dans la gestion du pays. »

Jean Michel Henri, coordonnateur régional du Tanora malaGasy Vonona (TGV) fondé par Andry Rajoelina, tente d''apporter un exemple concret à la déclaration présidentielle. « Nous sommes dans un régime où les pouvoirs sont partagés. À la chambre basse, rien ne se fait sans la signature du président du Con¬grès []]]issu de la mouvance Rava¬lomanana] », se défend-il.

Les avis divergent auprès des acteurs politiques pour pallier les « écarts » dans la mise en œuvre de la Feuille de route. La mouvance Ratsi¬raka insiste sur un « dialogue malgacho-malgache » selon le professeur Ange Andria¬narisoa, son chef de délégation. « Des suggestions nous parviennent pour rédiger une sorte de note explicative aux articles de la Feuille de route, comme on avait fait sur l''article 20. » Henri Lecacheur, un des initiateurs de la « conférence nationale », du 27 et du 28 septembre, estime la possibilité d''amender ce document « comme on avait fait pour l''article 20. »
Iloniaina Alain


(Source : L`Express de Madagascar)

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires