Facebook : une fenêtre ouverte pour les voyeurs en tous genres

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«Voir et être bien vu». Un concept que des «Facebookeurs » semblent affectionner de plus en plus. Mais, cette habitude peut profiter aux prédateurs en tous genres. Des victimes relatent certaines de leurs mauvaises rencontres...

Communément appelé le «veyer zafer», le voyeur est une espèce qui prolifère sur les réseaux sociaux. Sa proie favorite : la jeune fille naïve, qui n’hésite pas à tout dévoiler de sa vie privée et de ses attributs. A l’occasion de la journée mondiale sans Facebook célébrée avant-hier, nous avons demandé à des victimes des prédateurs de faire un récit de leurs rencontres avec ces curieux branchés.

Parmi, Elodie, étudiante au Charles Telfair Institute. Dans son cas, c’est son ancien petit ami qui s’est transformé en chasseur d’images, à l’affût de ses moindres faits et gestes sur la Toile. «Il s’informait de mes déplacements et se trouvait, comme par hasard, au même endroit que moi et à la même heure», déplore l’internaute.

Jason, étudiant en HSC, admet volontiers qu’il est de ceux qui «matent» les filles sur Facebook. Selon le jeune homme, cela laisse également moins de place aux «surprises». D’ailleurs, pour lui, «il est plus facile d’engager la conversation avec une fille sur Facebook que dans la réalité. Et, on a déjà quelques pistes concernant sa personnalité et son apparence physique». Car, malgré les paramètres de sécurité, il est relativement facile d’accéder aux photos et données personnelles d’autres Facebookeurs. L’on se demande dès lors pourquoi certains utilisateurs des réseaux sociaux sont si enclins à poster des photos d’eux, où on les voit sous toutes les coutures.

Selon Laura, étudiante à l’université de Maurice, c’est pour voir et être bien vu. «On le fait pour se faire apprécier et montrer aux autres qu’on peut plaire, en comptant le nombre de likes». Hormis les clichés évocateurs, l’application «appel vidéo» fait également le bonheur des plus curieux. «Un homme bien plus âgé que moi m’a harcelée pendant des jours. Il avait vu des photos de moi et m’a invitée à ‘ vidéo chat’ pour mieux apprécier mon physique», déplore Mélanie.

Preuve s’il en faut que les réseaux sociaux demeurent les portes ouvertes pour des voyeurs en tous genres.

Laetitia MELIDOR

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