Fabrice David : «Nous perdons un protecteur»

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Le témoignage du fils de James Burty David a été moment d’intense émotion à l’église Adventiste de Beau-Bassin.

Partisans, amis, connaissances et même des inconnus étaient rassemblés dans les environs de l’église. A l’intérieur où attendaient plusieurs personnalités notamment des parlementaires, des cadres, des collaborateurs et des parents, l’émotion était à son comble. Il y régnait un silence religieux quand le cercueil de l’ancien ministre des Administrations régionales James Burty David est déposé sur l’autel par des éléments de la Special Mobile Force.
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Si les politiciens sont venus rendre un dernier hommage à l’ami ou à l’adversaire politique d’autrefois, si les mandants étaient venus dire adieu à un député et un ministre, Fabrice, fraîchement rentré de France en compagnie de sa sœur Christelle, a tenu à rendre hommage à un père.

Son témoignage empreint d’émotion a touché plus d’uns. «On dit souvent que je ressemble à mon père. Je lui ressemble physiquement. Mais, j’aimerais bien avoir son courage. Aujourd’hui, ma mère perd un soutien de tous les instants. Un bloc sans fissure. Ma sœur et moi, nous perdons un père protecteur. Je vis à 11 heures de vol de chez lui, il me demande de l’envoyer un texto à chacun de mes déplacements professionnels pour l’assurer que je suis bien rentré.»
Son cœur brûlait certainement de tristesse, mais Fabrice s’est montré courageux. Des temps en temps, il s’est arrêté pour se reprendre ou pour chercher dans ses souvenirs. Il s’est tourné vers Navin Ramgoolam présent dans les bancs. «Le Premier ministre a perdu son lieutenant le plus loyal. Ses collègues ont perdu un real player. Le Parlement a perdu une voix qui faisait trembler ses murs. Ses adversaires ont perdu un adversaire qui n’avait pas de haine. Le PTr a perdu sa plume historique et son combattant fidèle. Ses mandats ont perdu un député qui a donné sa vie pour eux…», a-t-il fait ressortir.
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La vie est un éternel combat. Fabrice l’a appris de son père. «Il me disait souvent: Mon grand, la vie est un combat, un défi qu’il faut relever. Cela va être très dure.» Il se rappelle que son père lui avait donné une Bible dans laquelle, avait-il écrit, que le secret pour faire&nbsp face aux nombreux défis y est caché.

Fabrice ne s’attendait pas se retrouver face au cercueil de son père. Celui-ci insistait pour que ses enfants viennent passer Noël à ses côtés. Et il avait tout fait pour que cela devenait possible jusqu’à même envoyer les billets à Fabrice. Ils se préparaient pour se voir dans quelques jours, mais le destin en a voulu autrement. Les enfants ont dû regagner le toit familial plus tôt que prévu non pas pour célébrer la Noël, mais pour assister aux funérailles de leur père, leur modèle.

«J’aurais tant aimé lui ressembler. Mon père est mort en Jésus et il vivra en Jésus», conclut Fabrice.

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