Euro-2012 - 1/4 de finale : Allemagne-Grèce, le "derby de la dette

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A chaque grande compétition son match de foot à dimension géopolitique : vendredi à Gdansk en quart de finale de l’Euro-2012, ce sera le "derby de la dette" entre l’Allemagne et la Grèce.


Ce match va bien au-delà du football pour la plupart des Grecs. La chancelière allemande Angela Merkel, avec son insistance de rigueur budgétaire, et sa volonté de "punir" les Grecs trop dépensiers, est considérée comme la principale responsable de l’austérité draconienne qui leur est imposée.

Elle est devenue une figure honnie d’une grande partie de la presse grecque, qui s’intéresse moins à l’attaquant vedette des Allemands Mario Gomez.

"Angela, tenez-vous prête ! Vous avez vu comment vos débiteurs se sont qualifiés ?" pouvait-on lire à la une du quotidien sportif Sport Day après la victoire surprise de la Grèce face à la Russie samedi dernier (1-0).

La présence dans les tribunes de la chancelière allemande ajoute à la dimension politique de la rencontre.

Sur le terrain, c’est un choc des extrêmes qui s’annonce avec l’Allemagne, place forte du football mondial, au jeu porté vers l’attaque, qui semble programmée pour aller en finale, et la Grèce, formation ultra défensive, machine à faire déjouer, qui rêve de renouer avec son sacre surprise de l’Euro-2004.

L’issue de ce match risque d’être complexe à digérer pour Otto Rehhagel, l’ancien sélectionneur allemand de la Grèce avec qui il avait remporté l’Euro-2004 : "Deux coeurs battent dans ma poitrine", assure-t-il, parlant encore affectueusement de ses "petits Grecs".

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