Étudiants népalais: un accord trouvé, ils mettent fin à leur grève

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Une trentaine d’étudiants népalais avaient entamé une grève au jardin de la compagnie, affirmant avoir été arnaqués par un établissement tertiaire de Pamplemousses. */ */ */

Ils sont soulagés. Après une première rencontre ce lundi matin et des négociations qui se sont poursuivies jusqu’à cet après-midi, les 30 étudiants népalais qui réclamaient un remboursement des frais déboursés pour leurs études mettent fin à leur grève au Jardin de la Compagnie.

Un accord a finalement pu être conclu après les négociations qui avaient débuté ce lundi matin 9 septembre et qui se sont étendues jusqu’à cet après-midi entre les représentants des étudiants, l’avocat Ravi Rutnah, la direction du Dimensional International Education Group (DIEG) et les autorités. Le DIEG a proposé de rembourser au prorata, sur une base purement humanitaire, les grévistes. Ces derniers seront indemnisés dès qu’ils se présenteront dans l’établissement. A la suite de l’accord trouvé, ils ont décidé de mettre fin à leur grève, qu’ils avaient entamée il y a une semaine maintenant.

«Les étudiants seront remboursés incluant leur billet d’avion»,a expliqué Me Ravi Rutnah, leur avocat. Les étudiants seront aussi remboursés pour les mois durant lesquels ils ont suivi les cours.

Pour rappel, les étudiants népalais réclamaient le remboursement des frais débourséspour leurs études à Maurice, alléguant avoir été bernés par le DIEG  de Pamplemousses. Parmi les 30 qui étaient en grève figure un couple : Rina Maharjan, 25 ans avec son mari Sharan, 27 ans, tous deux issus de familles de classe moyenne. Ils étaient tellement emballés par les promesses du cours de DIEG, promettant six mois de cours et six mois de stage payant en hôtellerie à Maurice, qu’ils ont tout laissé pour venir poursuivre leurs rêves. 

Le hic, c’est que ce projet leur imposait de s’endetter lourdement. En tout, le couple a une dette de 1,2 million roupies népalaises, environ Rs 400 000. Sharan a pris un personal loan de Rs 300 000 népalaises, leurs parents ont, quant à eux, hypothéqué des terrains pour Rs 600 000 népalaises et le reste vient de la vente des bijoux de mariage.

Quand Sharan est tombé sur cette annonce, il était moniteur sous contrat avec la Raman Manpower Training Centre, un centre de formation en hôtellerie de Katmandou. Quant à Rina, elle attendait les résultats de son Masters in Business Studies du Tribhuvan University et travaillait comme responsable d’un département dans une «community bank». Tous deux accueillent ainsi favorablement ce dénouement après leur calvaire.

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