Etats-Unis : Quand l''islamophobie devient une source d''inquiétude

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L''''hostilité à l''égard des musulmans gagne du terrain aux Etats-Unis, déplorent leurs représentants et les mouvements de défense des droits de l''homme, après un 11 septembre marqué cette année par les menaces d''un obscur pasteur de Floride, qui a finalement renoncé à brûler des corans.
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"Beaucoup de gens considèrent désormais les musulmans comme des ''autres'' à vilipender ou à soumettre à des discriminations", déclare Daniel Mach, au nom de l''Union américaine pour les libertés civiques (American Civil Liberties Union, Aclu), regrettant que certains exploitent cette peur "à des fins politiques ou pour une notoriété à bon compte".
L''imam Feisal Abdul Rauf, principal promoteur du centre culturel musulman dont la construction est prévue à deux pas de Ground Zero, évoque, lui, une "islamophobie" croissante et déplore une radicalisation du débat due aux extrémistes des deux bords.

&nbspL''imam réfute toutefois l''idée selon laquelle ses coreligionnaires ne peuvent pas pratiquer librement aux Etats-Unis."Ce n''est pas vrai du tout. Le fait est que nous pratiquons, que nous jeûnons, que nous prions (...) La loi nous protège. Notre système politique nous protège. Nous apprécions ces libertés et le monde musulman doit le reconnaître", souligne-t-il.

Barack Obama est intervenu dans le débat vendredi pour lancer un appel à la tolérance, fondement de la constitution américaine.

L''opinion des Américains à l’égard des musulmans était plus positive après les attentats du 11 septembre qu''avant, selon des sondages réalisés par&nbsp forum Pew : 59% d''entre eux avaient une opinion positive des musulmans deux mois après les attentats. Ils n’étaient que 45% en mars 2001.L''opinion américaine a toutefois évolué depuis. Les avis favorables sont ainsi retombés à 30%, selon un sondage Pew effectué en août. Les sept millions d''adeptes de l''islam qui vivent aux Etats-Unis y sont bien assimilés et rémunérés de façon équitable, selon les observateurs au fait du dossier.


Source :Reuters


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