Eric Guimbeau réclame la dissolution du Parlement après une réforme électorale

Avec le soutien de

Le leader du Mouvement Militant Social Démocrate (MMSD), Eric Guimbeau, estime que la répartition actuelle des sièges à l’Assemblée nationale mettra en péril la stabilité politique dans le pays. Il propose la démission de tous les députés de l’opposition.

Eric Guimbeau a réaffirmé son appartenance à l’opposition lors d’une conférence de presse ce vendredi 12 août. Le leader du MMSD soutient que la meilleure solution, dans la conjoncture actuelle, est de retourner le pouvoir au peuple. Toutefois, il est d’avis qu’une réforme électorale avec l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle doit être débattue et votée par l’Assemblée nationale avant sa dissolution.

« Il faut dissoudre le parlement. Dans la conjoncture actuelle le parlement ne peut pas fonctionner en toute sérénité. Avec 36 députés d’un côté et 33 de l’autre nous pouvons nous attendre qu’à de l’instabilité », explique le partenaire du Mouvement Militant Mauricien (MMM).

Il maintient que la réforme électorale doit se faire avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes une nouvelle fois.

« Il faut remettre une équipe crédible et qui travaillera pour le pays. Le gouvernement peut même faire d’une pierre deux coups en proposant en même temps des élections municipales », déclare le député de l’opposition.

Au cas où il n’y aurait pas de dissolution, Eric Guimbeau propose une démission en bloc des 33 députés de l’opposition. Il est convaincu que le gouvernement ne pourra pas se permettre d’organiser autant d’élections partielles en même temps et que ce sera une manière de provoquer des élections générales.

« Si l’Assemblée nationale n’est pas dissoute, la corruption prendra des proportions alarmantes et incontrôlables », ajoute le leader du MMSD.

Eric Guimbeau a également commenté l’enquête de la Commission anti-corruption (ICAC) sur le rachat de la clinique Medpoint par l’Etat au prix de Rs 144 millions. Cet établissement hospitalier appartenait au beau-frère de l’ancien ministre des Finances, Pravind Jugnauth.&nbsp

Il soutient que les tous coupables doivent être traduits en justice. Il invite la commission à faire preuve d’intransigeance suite aux révélations de l’ancienne ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee qui aurait, selon Eric Guimbeau dénoncé son prédécesseur « Rajesh Jeetah, ainsi que le very senior minister, Anil Bachoo ».

&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires