Eric Guimbeau fustige Air Mauritius et Xavier-Luc Duval

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Eric Guimbeau, député de l’opposition, demande la démission du board d’Air Mauritius ainsi que celle du ministre du Tourisme.

En tant que petit actionnaire d’Air Mauritius et député parlementaire, Eric Guimbeau, député du Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD), soutient qu’il se devait de réagir face aux divers scandales financiers qui secouent la compagnie d’aviation nationale. Selon lui, Air Mauritius a été «sacrifié à l’autel du favoritisme, sur une base ethno-politico-castéiste.» Il estime que le Conseil d’administration de la compagnie d’aviation, ainsi que le ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, devraient démissionner. Puis, «il faudrait qu’il y ait un recrutement transparent pour remplir les postes vacants et que les candidats compétents doivent être sélectionnés.»

Par ailleurs, Eric Guimbeau s’est aussi exprimé au sujet du complot allégué à Air Mauritius impliquant Sanjay Bhuckory, Indira Manrakhan et Dan Maraye. «Je décris cette affaire comme un watergate à la mauricienne. C’est un complot qui témoigne de la présence d’une mafia dans les hautes institutions du pays. La mafia gangrène nos institutions. Elle est présente au Prime Minister’s Office (PMO), au State Law Office (SLO) et à l’ICAC. Et on se souvient maintenant que Burt Cunningham, l’ancien directeur des douanes, l’avait dénoncé. Et je pense que Madame Manrakhan devrait démissionner du comité de l’ICAC dans l’intérêt de la nation», avance Eric Guimbeau.

La Mauritius Broadcasting Corporation a aussi été une cible du parlementaire. Eric Guimbeau estime, qu’avec Rs 337 millions provenant des Rs 100 de rentes déduites de la facture d’électricité des Mauriciens, la MBC aurait dû fournir des émissions plus démocratiques. Et cela au lieu de proposer un défilé de ministres lors de chaque journal.

Eric Guimbeau s’est également penché sur le cas Sithanen, la cible favorite de l’opposition. Le ministre en prend toujours pour son grade et les membres de l’opposition ne ratent jamais une occasion de le discréditer aux yeux de l’opinion publique. «On l’entend plus celui-là. Ce ministre de la souffrance qui a endormi la population avec son budget chloroforme. La dette publique atteindra bientôt les Rs 100 milliards et cela sonnera la fin de l’Alliance sociale. De notre coté, nous sommes prêts pour les prochaines élections. Et nous serons également prêts si elles ont lieu demain», conclut Eric Guimbeau.

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