En deux ans 6932 employés licenciés pour raisons économiques

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Le ministre du Travail dénonce des abus de la part des employeurs qui ont évoqué raisons économiques pour licencier des travailleurs.&nbsp

Shakeel Mohamed affirme que son ministère a détecté des cas d’abus de la nouvelle disposition légale de licenciement pour raison économique. 359 cas ont été référés à la Cour industrielle alors que la majorité des 6 932 licenciés ont choisi de ne pas contester la décision des employeurs.

L’Employment Rights Act proclamé en février 2009 est remise en question par le ministre du Travail et des Relations industrielles lui-même. Du moins les parties consacrées au licenciement pour raison économique sur simple notification à son ministère. Shakeel Mohamed répondait à une question du député de l’opposition Reza Uteem à l’Assemblée nationale, le mardi 10 mai. Le parlementaire MMM voulait connaître le nombre de licenciements enregistrés pour cette raison depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Le ministre a répondu que 6 932 employés du secteur privé ont été licenciés pour raisons économiques. Dans sa forme actuelle, la loi permet à un employeur de licencier ses employés après un mois de préavis à l’employé et au ministère de tutelle en évoquant simplement des difficultés économiques.

Il appartient à l’employé de porter plainte au ministère pour que celui-ci loge éventuellement une affaire devant la Cour industrielle. Le ministre a indiqué que son ministère doit mène des enquêtes uniquement dans les cas où une plainte a été enregistrée. Ainsi, des charges ont été logées dans 359 cas contre des employeurs à la Cour industrielle.

Parmi les 6 932 licenciés, 4 009 n’ont pas contesté la décision patronale. Ils ont soit accepté une compensation proposée par l’employeur renonçant en même temps à leur droit de contestation ou ont trouvé un autre emploi. 2 923 ont opté pour le workfare program du ministère du Travail et des Relations industrielles. Une allocation représentant 90% de leur dernier salaire leur est accordée au cours des premiers mois suivant leur licenciement, sous ce programme.

Le ministre a informé la Chambre qu’il étudie sérieusement les amendements proposés par les syndicalistes à ce sujet. La principale revendication syndicale est la mise en place d’un Redundancy Prevention Board pour examiner les cas de licenciement économique. Les syndicats proposent également un prolongement du délai de préavis à quatre mois.

Il nous revient que la mise en place d’un Redundancy Prevention Board sera étudiée au conseil des ministres, ce vendredi 13 mai.

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