Elections : Le jugement du Privy Council sur la déclaration ethnique attendu jeudi après-midi

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Le jugement du Privy Council sur la déclaration ethnique obligatoire pour les candidats à la députation, est attendu cette semaine. C’est le mouvement Rezistans ek Alternativ - Blok 104 qui avait contesté auprès de cette instance le rejet de la candidature de 104 citoyens aux dernières élections générales.

L’affaire a été entendue par les Law Lords du Conseil privé de la Reine en octobre dernier. Le jugement de la plus haute instance de notre système judiciaire est attendu ce jeudi 15 décembre à 14 h30, heure locale. C’est ce qu’ont appris les hommes de loi de ce mouvement politique, ce mardi 13 décembre.

Dans une déclaration à lexpress.mu, le principal animateur de ce mouvement, Ashok Subron, affirme que la victoire est déjà acquise de par le combat lui-même « et cela qu’importe le jugement ».

« Si le Privy Council se prononce en notre faveur, cela voudra dire que les partis politiques traditionnels sont passés à côté de la plaque depuis l’indépendance. Au cas contraire, cela constituera, de toute façon, un blâme pour ceux qui ont forgé la législature. Notre victoire est que la grande majorité des citoyens mauriciens soutiennent ce combat, mis à part quelques forces sectaires et sectarismes. Nous avons créé les conditions politiques pour l’élimination potentielle du communalisme&nbspde notre système électoral », martèle Ashok Subron.

Le Privy Council a entendu sur le fond, les 25 et 26 octobre 2011, l’appel de Rezistans ek Alternativ et de ses alliés contre le rejet de la candidature de 104 citoyens lors des législatives de 2010. Rezistans ek Alternativ, le Blok 104 – né de cette action – ainsi que leurs alliés, y ont contesté la constitutionalité de la déclaration obligatoire de l’appartenance ethnique pour tout citoyen qui souhaite se porter candidat à la députation.

C’est dans le cadre des élections générales de 2010 que ce parti politique de gauche avait invité les citoyens de tous bords à se porter candidat tout en refusant de décliner leur appartenance ethnique respective. 104 citoyens avaient répondu à cet appel citoyen. La Commission électorale avait alors rejeté leurs candidatures.

C’est ainsi que naquit le Blok 104 qui, avec Rezistans ek Alternativ et leurs alliés dont le mouvement 1er mai, se battent en justice pour rétablir ce droit qui leur est garanti par la déclaration universelle des droits humains.

Ceux-ci s’en étaient remis à la cour Suprême. Mais leur demande avait été rejetée. Un appel fut donc logé auprès du Privy Council, à Londres. Les membres de Rezistans ek Alternativ, le Blok 104 et leurs alliés fondent beaucoup d’espoir sur cet appel Ils souhaitent y voir un tournant dans leur combat contre le communautarisme dans le système politique.

Un combat engagé en 2005 quand onze membres de Rezistans ek Alternativ avait refusé de décliner une appartenance ethnique quelconque. Leurs candidatures avaient été automatiquement rejetées.

Ils avaient alors porté plainte auprès de la cour Suprême. Le juge Balancy leur avait donné gain de cause. Mais ce premier jugement avait été renversé par le Full Bench de la cour Suprême.

Les onze politiciens ont choisi de s’en remettre à la Commission des droits humains des Nations unies (CDHNU). Ils sont toujours en attente d’une décision de cette commission internationale. L’affaire est déjà inscrite à l’agenda de la CDHNU.

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