Elections: Bérenger regrette de ne pas avoir amendé la loi sur la déclaration communale

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Le leader de l’opposition admet qu’il aurait dû avoir amendé la loi dès 1982 pour éliminer l’obligation faite aux candidats aux élections générales de déclarer leur appartenance ethnique. Il souhaite que cela se fasse avant le prochain scrutin national.

Paul Bérenger a pris position contre cette obligation légale lors de sa conférence de presse ce samedi 30 octobre à Port Louis. Il a également parlé du système de Best Loser et de la polémique sur la conversion religieuse.

Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a émis des regrets que le gouvernement de 1982, élu par une majorité plus que confortable, n’ait pas apporté cet amendement aux lois électorales.

«Nous aurions pu éliminer cette obligation après notre victoire législative de 1982 et je regrette que nous ne l’ayons pas fait. Je souhaite qu’il y ait une bonne réforme électorale. S’il n’y a en pas, au moins que le gouvernement amende la loi pour permettre à tout citoyen de pouvoir se porter candidat», a-t-il ajouté.

Dans une telle éventualité, le candidat qui ne déclare pas sa communauté perd cependant en même temps la possibilité d’être nommé député correctif. Toutefois, le leader du MMM ne remet pas en question le système de meilleur perdant.

Paul Bérenger est revenu sur les événements qui ont marqué la rentrée parlementaire en juin 1982 où des milliers de militants s’étaient rassemblés devant l’hôtel du gouvernement pour réclamer l’abolition du Best Loser System. Paul Bérenger précise que le gouvernement MMM/PSM, à l’époque, ne l’a pas fait parce qu’il n’avait pas de mandat pour le faire.

Cette question a été soulevée dans le cadre de la polémique autour de la conversion religieuse. Lors de ce débat, la question de Best Loser a refait surface et plus particulièrement le mode d’attribution des sièges de députés correctifs qui est basée sur le pourcentage ethnique provenant du recensement de la population de 1972. Un des intervenants aurait affirmé que les politiciens pensent que ces chiffres reflètent la réalité d’aujourd’hui.

Paul Bérenger affirme qu’il ne pense pas que les chiffres de 1972 reflètent la réalité près de quarante ans plus tard. Il estime nécessaire d’apporter ces précisions puisque c’est le gouvernement MMM/PSM qui était à la base des amendements de 1982 rendant caduque la déclaration quant à l’appartenance ethnique lors des recensements démographiques.

Notons que cette déclaration coïncide avec la dernière session du Comité des droits de l’homme des Nations unies qui a pris fin ce vendredi 29 octobre. Selon toute probabilité la plainte de Resistans ek Alternativ y a été entendue.

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