Egypte : Au moins neuf morts dans des affrontements au Caire

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Neuf personnes ont été tuées mercredi au Caire dans des affrontements qui ont éclaté à proximité du ministère de la Défense, selon le ministère de l''''Intérieur.

Les violences, qui ont débuté lors d''une manifestation réclamant la fin du pouvoir militaire en Egypte, ont également fait une centaine de blessés. Parmi les manifestants, de nombreux manifestants partisans du salafiste Hazem Abou Ismaïl, dont la candidature à l''élection présidentielle a été rejetée par la commission électorale. Des habitants seraient sortis à l''aube pour agresser les manifestants, rapporte-t-on de source proche des services de sécurité.

L''agence de presse officielle Mena précise que certains agresseurs étaient armés de pistolets, tandis que d''autres étaient en possession de barres, de bâtons ou de pierres. Des échauffourées ont continué après les premières attaques. De nombreux partisans d''Hazem Abou Ismaïl campaient à proximité du ministère depuis six jours. Quelques bagarres avaient eu lieu des derniers jours dans ce secteur mais les protestations s''étaient globalement déroulées dans le calme.

Ces violences interviennent à trois semaines de l''élection présidentielle, prévue le 23 et le 24 mai, avec un possible second tour en juin. Le candidat islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Fotouh a annoncé via son porte-parole la suspension de sa campagne présidentielle en raison des violences de mercredi.

Ancien patron de la Ligue arabe

D''après un sondage diffusé fin avril dans le journal Al Ahram, Fotouh, qui a obtenu le soutien des salafistes, se trouve en deuxième position des intentions de vote derrière Amr Moussa. Ce libéral, âgé de 73 ans, fut ministres des Affaires étrangères&nbsp de 1991 à 2001, avant de devenir secrétaire général de La Ligue Arabe, basée au Caire.

Le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a lui aussi suspendu sa campagne pour deux jours afin de porter le deuil des victimes de ces nouvelles violences, précise la confrérie islamiste sur son site internet.

Les groupes pro-démocratie ont également condamné les agressions de mercredi. Les jeunes activistes du Mouvement du 6-Avril ont ainsi qualifié ces violences de "massacres" et accusé l''armée d''être responsable "de ces crimes commis contre la révolution et les révolutionnaires". "Ces pratiques sont la poursuite des méthodes de nettoyage et de mort que le Conseil suprême des forces armées (CSFA, au pouvoir depuis la chute d''Hosni Moubarak en février 2011) utilise pour réprimer la révolution", dit le groupe dans un communiqué.

Source : Reuters

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