Education à la sexualité : formation des enseignants seychellois

Avec le soutien de

Un groupe d’enseignants de l’éducation sociale et familiale venant des écoles primaires, secondaires et des institutions poste-secondaires ont suivi, cette semaine, une formation de perfectionnement .
&nbsp

Organisée par les ministères seychellois responsables de la Santé et de l’Education avec la collaboration de la Commission de l’Océan Indien, cette formation a duré&nbsp quatre jours (mardi à vendredi)&nbsp et avait&nbsp pour objectif de revoir les techniques de l’enseignement de l’éducation sexuelle et armer les enseignants avec des nouveaux outils d’enseignement.

« Le but est d’équiper les enseignants à préparer des exercices qui vont attirer l’attention des élèves sur l’éducation à la sexualité dans les écoles à divers niveaux », a dit Toky Rasoloarimanana, Chargée de Communication et du Genre aux projets d’Appui à l’Initiative Régionale de prévention des Infections Sexuellement transmissibles (IST) et VIH/Sida dans les pays membres de la Commission de l’Océan Indien (AIRIS-COI).

Parmi les sujets abordés : la connaissance générale des enseignants sur le VIH/Sida, l’abstinence chez les jeunes, le besoin et la nécessité de se protéger pendant les relations sexuelles.

Mme Rasoloarimanana a fait remarquer que même si aux Seychelles nous avons l’impression que les jeunes et la population en entière reçoivent beaucoup d’information sur le VIH/Sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles, cela ne suffit pas. Elle a ajouté que les statistiques du Ministère de la Santé montrent que les jeunes sont sexuellement actifs à un très jeune âge – certains à 12 ans – ce qui est une situation inacceptable.

Elle a précisé que l’enseignement de l’éducation à la sexualité dans les écoles n’est pas à la hauteur des attentes des élèves. « Informer&nbsp ne suffit pas. Il faut changer les mentalités. Il faut donner aux jeunes tous les moyens possibles pour qu’ils prennent de bonnes décisions », a dit Toky, qui a noté que les parents ont aussi un rôle majeur à jouer dans cette direction.« Au niveau de la COI nous sommes convaincus que c’est d’abord les rôles des parents d’éduquer leurs enfants », a-t-elle souligné.

Pour beaucoup d’enseignants, l’éducation à la sexualité reste un sujet tabou et ils souhaitent recevoir davantage&nbsp l’aide des parents.Les participants ont longuement discuté sur les nouveaux moyens et techniques afin de capturer l’attention des jeunes en ce qui concerne ce sujet.A noter que c’est la première fois que cette formation se déroule aux Seychelles.

Mme Rasoloarimanana a fait savoir que toutes les recommandations seront soumises au Ministère de l’Education. « Il est évident qu’il faut changer les méthodes d’enseignement de l’éducation à la sexualité », a-t-elle souligné.

Pour Mme Ina Felix, enseignante et agente de développement des programmes scolaires au Ministère de l’Education, cette formation est très utile et que toutes les recommandations faites par les enseignants seront prises en considération.

Source : Seychelles Nation.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires