Ecosse : Le referendum divise le Royaume-Uni

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&nbsp«Je crois passionnément que nous sommes plus forts ensemble que séparés», a déclaré vendredi devant le Parlement le Premier ministre britannique, David Cameron. Il ne parlait absolument pas de l’Europe mais bien de l’Ecosse, tentée par les sirènes de l’indépendance.

Le sujet est récurrent. Après tout, l’union entre l’Angleterre et l’Ecosse ne date «que» de trois cents ans. Sans parler des multiples guerres qui ont agrémenté les relations entre les peuples de la Rose et du Chardon au cours des huit cents années précédentes.

Or, voici que le Scottish National Party (SNP), qui occupe la majorité des sièges au Parlement semi-autonome écossais et prône l’indépendance, se pique d’organiser un referendum sur la question à l’automne 2014. Pas question, a répliqué Cameron, toute consultation sur l’indépendance de l’Ecosse doit être légalement organisée par le Parlement britannique à Westminster. Alex Salmond, Premier ministre écossais et fin renard, a quelque peu ricané en expliquant qu’il était quand même fort de café qu’un Premier ministre anglais et conservateur - deux gros défauts à ses yeux - dicte aux Ecossais la conduite à tenir. Sachant qu’en plus, les conservateurs ne disposent que d’un député en Ecosse (sur 59).

Bref, le Royaume est perplexe. Et les Ecossais encore plus, puisque selon le dernier sondage Ipsos-Mori, plus de la majorité (54%) souhaite rester membres du Royaume-Uni, alors que seuls 29% sont en faveur de l’indépendance. Ce qui expliquerait pourquoi David Cameron privilégie un referendum rapide, histoire d’obtenir un non et d’évacuer la question. Alors qu’Alex Salmond souhaite gagner du temps, pour rallier davantage d’électeurs à sa cause, mais surtout pour obtenir un compromis et un transfert accru de pouvoirs, notamment fiscaux, au Parlement écossais.

Depuis 1999, l’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent de parlements régionaux élus semi-autonomes qui gèrent un certain nombre de questions, comme l’éducation ou la santé. Mais la fiscalité, la défense et les affaires étrangères restent du ressort du Parlement britannique.

(Source : Libération.fr)

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