Duval accuse l’opposition de vouloir instaurer un climat de peur et de panique

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Xavier-Luc Duval estime que les critiques de l’opposition ne se situent pas dans la logique de leur rôle naturel mais visent à instaurer un climat de peur, de confusion et de panique.

C’est un Xavier-Luc Duval, vice-Premier et ministre des Finances, très remonté contre l’opposition parlementaire qui a commenté l’état de la situation économique lors d’une conférence de presse jeudi 24 mai 2012 à Port-Louis.

« Loin de moi l’idée de refuser à l’opposition parlementaire d’assumer ses responsabilités politiques. Cependant, lorsque ces critiques ne se situent dans une logique de semer la confusion, de saper la confiance des investisseurs et de semer la panique, il est de mon devoir de mettre les choses au point », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « S’il est vrai que la situation économique mondiale traverse par des moments difficiles surtout dans la zone euro, il n’y a pas lieu de faire croire que la situation économique du pays est catastrophique. Nous sommes loin dans le cadre des situations catastrophiques décrites selon les critères propres à Paul Bérenger. Nous connaissons la chanson. Les qualificatifs tels que désastreux ou état d’urgence économique relèvent de son imagination. C’est de l’antipatriotisme, de l’irresponsabilité, de démagogie et de la malhonnêteté. »

Xavier-Luc Duval a souligné que Paul Bérenger aurait dû se pencher sur sa propre performance que ce soit en tant que ministre des Finances ou de Premier ministre avant de critiquer ses adversaires.

« Le chômage en 2005 a atteint le chiffre record de 9,6 % alors qu’en 2011, il n’était que de 7,9 %. La croissance en 2002 et 2005 était respectivement de 1,6 % et de 2,7 % alors que la prévision pour 2012, elle se situe dans la fourchette de 3,6 % à 3,9 %. La dette publique était de 67 alors qu’en 2012, elle ne représente que 57 % du Produit Intérieur Brut. »

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances souligne qu’il n’y a aucune baisse dans le nombre d’arrivées de touristes et dans les recettes des opérations de ce secteur. Il explique que le secteur manufacturier connaît une croissance de 3,7 %.
« Les exportations tiennent le coup. Le niveau des investissements de source étrangère est plus ou moins le même. Avec ses 15 000 employés, l’industrie de la télécommunication, de l’information et de la communication va enregistrer une croissance de 10 %. L’inflation qui est de 4.5 % est sous contrôle. L’investissement net à la Bourse depuis le début de l’année est de Rs 50 millions », indique le ministre des Finances.

Xavier Luc Duval a critiqué l’idée que l’opposition se fait de la balance des paiements. « Nous ne sommes plus à l’époque où les échanges commerciaux consistent à vendre et à acheter des produits. C’est une approche archaïque. De nos jours, la performance du pays au niveau de sa balance de paiement est appréciée dans sa globalité. L’économie s’est considérablement diversifiée. Le pôle de services a pris de plus en plus de l’ampleur. Lorsqu’on aborde la question de nos achats de l’étranger, il faut tenir compte de l’achat des équipements. Ce qui est une bonne chose pour notre économie. »

Xavier Luc Duval a indiqué que le gouvernement suit de près la situation économique du monde entier : « Nous ne sommes pas insensibles à la performance de l’économie africaine. Nous multiplions les initiatives pour renforcer nos échanges avec les partenaires potentiels de ce pays. »

Le vice-Premier ministre cite, entre autres, la négociation avec plusieurs pays en vue de la signature de conventions préconisant l’élimination de la double taxation, la protection des capitaux, la tenue en juin d’une conférence à Londres et dont le but est de promouvoir Maurice comme la route obligée pour l’investissement en Afrique.

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